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Angoisse d’une rentrée perturbée après six mois de Hirak

La paix sociale en sursis

La rentrée intervient dans un climat social bouillonnant, un contexte politique convulsif et une situation économique en berne.

Le pouvoir en place se donne le pari de «réussir» une rentrée sociale loin de tout tracas susceptible d’engendrer des perturbations dans les différents secteurs d’activités. C’est loin d’être une sinécure au vu des ingrédients explosifs qui minent ce rendez-vous social pas comme les autres. La rentrée intervient en effet dans un climat social bouillonnant, un contexte politique convulsif et une situation économique en berne. C’est dire que les motifs d’inquiétude ne manquent pas pour exacerber un stress social déjà à son paroxysme, avec des lendemains qui …chôment. Les assurances données aux employés des entreprises dont les patrons ont été emprisonnés par le gouvernement et même du chef de l’Etat, ne suffisent plus. L’arrêt presque total des usines de montage automobile, le blocage des chantiers de travaux publics et du bâtiment risquent de voir des dizaines de milliers de travailleurs mis au chômage et donc sans revenus à l’approche d’une rentrée exigeante en dépenses. A ces incertitudes s’ajoute la fluctuation des prix du baril, principale ressource en devises du pays, qui peut nous réserver de bien mauvaises surprises dans les prochains mois. Et comme le pain tombe toujours du côté beurré, un éventuel affaissement des prix du baril impactera directement les transferts sociaux. Les choses sérieuses, très sérieuses ne font que commencer. C’est pour amortir un tant soit peu ces chocs que le gouvernement a décidé de prendre le taureau par les cornes et anticiper les événements.
C’est ce qui a d’ailleurs fait l’objet de la rencontre qui a réuni lundi dernier, Abdelkader Bensalah et le Premier ministre Noureddine Bedoui. «Lors de cette rencontre, le Premier ministre a présenté un exposé détaillé sur les mesures prises par le gouvernement dans le cadre des préparatifs de la rentrée sociale, scolaire et universitaire», a indiqué un communiqué de la présidence de la République.
Autant dire que le défi s’annonce des plus difficiles. La grogne se fait de plus en plus grandissante et le ton de la contestation montera d’un cran dès le mois de septembre, si l’on se fie aux données constatées sur le terrain. Les citoyens menacent de recourir à la désobéissance civile, tant que les revendications du peuple demeurent insatisfaites.
La crise s’est, par ailleurs, accentuée ces dernières semaines, avec d’un côté, le blocage du dialogue, et de l’autre les préoccupations exprimées par les employés des entreprises dont les chefs font l’objet de poursuites judiciaires, dont beaucoup n’ont pas perçu leurs salaires. Une situation qui continue d’inquiéter ces derniers, malgré les assurances de l’Etat.
A ce propos justement, le document fait état des «dispositions prises par le gouvernement relatives aux entreprises privées concernées par les mesures conservatoires, dont les propriétaires font objet de poursuites judiciaires, notamment par la désignation d’administrateurs à la tête de ces entreprises». Rappelons que plusieurs entreprises dont les propriétaires sont poursuivis en justice, peinent à poursuivre leurs activités normalement. Dans les pires des cas, les employés ont vu leurs salaires gelés depuis des mois. Cela a tendance à exacerber la colère des uns et des autres.
D’autre part, la rentrée scolaire prévue le 4 septembre prochain risque également d’être accompagnée de quelques contraintes, notamment si les syndicats passent à l’acte et observent des grèves. C’est pourquoi, d’après le même texte, «le chef de l’Etat a ordonné au gouvernement d’accorder une attention particulière pour réussir la rentrée scolaire, notamment dans les zones rurales ou isolées des Hauts-Plateaux et du Sud, en assurant une place pédagogique à chaque enfant et les moyens de transport et de restauration, pour assurer les mêmes chances de succès à tous les enfants du pays».
Abordant la situation économique et sociopolitique, le communiqué note que «le Premier ministre a également présenté un exposé sur les comptes financiers du Trésor public durant le 1er trimestre de cette année et les préparatifs en cours pour la finalisation du projet de la loi de finances 2020 et les propositions induites».
La rencontre s’est également centrée sur l’impératif de réduire le déficit financier, en incluant des mesures pour le pouvoir d’achat des citoyens. L’objectif est aussi «d’atteindre l’équilibre financier», précise-t-on. Dans l’optique d’améliorer le quotidien des citoyens, le chef de l’Etat a appelé à revoir la qualité des services publics pour de meilleures prestations, mentionne enfin le communiqué.

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