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Election présidentielle / Quatre postulants sérieux affichent leurs intentions

La présidentielle sur les rails

La candidature de Ali Benflis, pourrait très bien constituer un «appel d’air» en faveur de la présidentielle.

L’élection présidentielle du 12 décembre prochain n’a rien à voir avec celle du 4 juillet 2019. Si cette dernière avait fait l’unanimité contre elle, au point de voir le Conseil constitutionnel l’invalider en raison d’un défaut de candidature, le scrutin que les Algériens attendent, pour ce qu’il signifie comme sortie de crise, enregistre déjà les premières intentions de candidatures. Les premiers noms, dont quelques-uns passent pour être des présidentiables, apportent déjà les signes probants d’une grande différence entre les deux rendez-vous électoraux. Cela renseigne, si besoin, sur la diversité dans l’appréciation que font les uns et les autres de la prochaine présidentielle.
Un politique comme Ali Benflis, qui totalise plus d’une trentaine d’années de «métier» dans la politique, ne se hasarderait pas dans une entreprise aussi importante pour sa carrière et sa crédibilité, s’il n’avait pas la conviction que l’enjeu dépasse de très loin des considérations politiciennes ou carriéristes. L’exemple de Ali Benflis n’est pas unique dans l’aréopage de personnalités qui ont pris la décision de «sauter le pas». Abderrezak Makri et Abdelkader Bengrina, «étoiles montantes de l’islamisme B.C.B.G», ont estimé nécessaire de ne pas rater le rendez-vous du 12 décembre 2019. A travers ces candidatures à la candidature, on retiendra la présence sur la scène électorale de deux courants qui dominent déjà le puzzle partisan national. Entre les deux, les observateurs retiennent l’entrée en lice d’un Abdelaziz Belaïd qui revendique une première participation à la présidentielle de 2014 avec, faut-il le souligner, un score plutôt honorable représentant plus de 3% des suffrages exprimés, ce qui lui a permis d’avoir la troisième place derrière Ali Benflis qui, lui, a recueilli plus de 12% des voix. D’autres candidats à la candidature se sont fait connaître auprès de l’Autorité indépendante d’organisation des élections. Beaucoups sont des chefs de petites formations politiques, sans ancrage populaire. C’est dire qu’à moins d’autres intentions de se présenter formulées pas des partis ayant pignon sur rue, on peut d’ores et déjà considérer que la présidentielle du 12 décembre 2019 sera disputée par deux partis islamistes et deux autres nationalistes, mais avec tout de même pas mal de nuance. Dans le camp islamiste d’abord, il y a lieu de retenir certaines différences de «forme» entre Bengrina, un fidèle parmi les fidèles de la ligne originelle du défunt Mahfoud Nahnah, et Makri qui ne se gêne pas pour prendre en exemple le président turc, Recep Tayyip Erdogan, et mise toute sa crédibilité politique sur ce personnage. Les deux hommes, Makri et Bengrina, ont déjà divergé sur leur appréciation de l’ère Bouteflika et il sera visiblement difficile de croire à un report de voix en cas de deuxième tour.
Dans le camp nationaliste, la nuance est plutôt générationnelle. Abdelaziz Belaïd joue la carte de la jeunesse, au moment où Benflis mise sur l’expérience. Au plan économique, ils divergent sur certains points, mais sur les fondamentaux républicains, ils sont sur la même ligne. Dans ce cas de figure, un report de voix n’est pas exclu, même s’il est trop tôt pour l’envisager. Cela dans le cas où ces seuls candidats parviennent à passer le cap des parrainages. Mais nous sommes aux tout premiers jours d’une précampagne qui peut réserver beaucoup de surprises. Même s’il apparaît actuellement quelque peu difficile d’entrevoir une « pléthore » de candidats, au vu de certaines déclarations, il n’est pas dit que dans les jours qui viennent, il n’y ait pas de nouvelles données qui amèneraient certains courants politiques à changer d’avis et décider de tenter la course électorale. En effet, quelques candidats potentiels ne seraient pas «sourds» à l’appel des Algériens. Et des candidatures, comme celle de Ali Benflis, pourraient très bien constituer un «appel d’air» en faveur de la présidentielle et inciter nombre d’autres personnalités politiques de renom à «sauter le pas» eux aussi. Auquel cas, le débat sera d’autant plus riche et la probabilité d’un second tour tout à fait envisageable. Pour l’heure, les observateurs retiennent la présence de deux «nuances» d’islamisme et de deux autres «nuances» de nationalisme. Le courant dit démocrate républicain n’est pas représenté dans la configuration de la liste des candidats à la candidature, potentiellement apte à remplir les conditions légales pour réussir le test de l’Autorité indépendante d’organisation des élections.

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