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De nouveaux acteurs émergent et d’autres s’évaporent

La scène politique se métamorphose

Les acteurs qui faisaient la pluie et le beau temps auparavant sont en perte de vitesse et même rejetés par le mouvement populaire.

Elle est chamboulée de fond en comble. La scène politique est complètement agitée. Le mouvement populaire, déclenché le 22 février dernier, a donné lieu à une nouvelle cartographie politique où les rôles sont inversés. Les uns cherchent à se repositionner, les autres se retrouvent perdus et sans boussole. D’autres acteurs émergent pour s’imposer comme partie prenante dans la sphère nationale. La société civile qui était longtemps marginalisée, est en train de donner l’exemple. Elle devient une véritable force de proposition. Les animateurs de la société civile profitent de la révolution pacifique pour se positionner sur l’échiquier national et jouer un rôle incontournable dans le règlement de la crise politique que traverse le pays. La Conférence nationale, tenue samedi dernier et qui a été sanctionnée par une feuille de route consensuelle autour des mécanismes de sortie de crise, est une première du genre. Elle a le mérite d’établir le premier document qui présente un compromis et identifie les moyens de mettre fin à la situation d’impasse. Adoptant une démarche logique et bien structurée, le Collectif des dynamiques de la société civile qui regroupe plus de 75 associations et syndicats, a réussi son test. Malgré les difficultés et les défis, le Collectif ne renonce pas.
Il compte élargir ses consultations prochainement au mouvement populaire et même à la classe politique en vue de sortir avec un plan consensuel qui consacre la rupture avec le système comme le réclame la rue. «Notre boussole c’est le mouvement populaire», soutient Abdelouahab Fersaoui. La société civile pose ses conditions et refuse tout dialogue sans qu’il y ait des gages. Les partis de l’opposition activent également. Ces derniers multiplient les initiatives et les contacts en vue de trouver un consensus autour du règlement de la crise. La Conférence nationale qui se tiendra à la fin du mois en cours s’avère un tournant décisif puisqu’il sera question de dégager un consensus politique autour de sortie de la crise. «Notre démarche vient compléter celle de la société civile», a affirmé Lakhdar Benkhelaf. Autrement dit, un accord de principe entre la classe politique et la société civile pour fusionner leur projet n’est pas exclu. Les deux parties veulent se constituer comme une force redoutable pour faire face au pouvoir. Ce dernier se retrouve avec des partis affaiblis, voire complètement abattus. Les partis de l’Alliance présidentielle qui défendaient bec et ongles les orientations du pouvoir se retrouvent avec des déboires. Ces acteurs qui faisaient la pluie et le beau temps auparavant sont en perte de vitesse et même rejetés par le mouvement populaire. Le parti majoritaire tente de préserver son existence contre vents et marées. L’élection de son nouveau secrétaire général Mohamed Djemaï n’a pas totalement arrangé les choses au sein de la maison FLN. La direction du parti a encore rajouté de l’huile sur le feu en déclarant la guerre au président de l’APN, un conflit qui a divisé les députés entre partisans et opposants à ce bras de fer. Le parti du RND tout comme le MPA et TAJ sont dans la tourmente et se retrouvent sans leaders. L’incarcération de Ahmed Ouyahia et Amara Benyounès ainsi que le risque que court Amar Ghoul qui fait l’objet d’enquête judiciaire sont des éléments de taille qui affaiblissent davantage leurs partis respectifs.
Le soutien de ces formations à la démarche du pouvoir devient insignifiant. Ainsi, la réussite de toute démarche est conditionnée par la participation des partis de l’opposition et la société civile. L’échec du dialogue lancé par le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah l’illustre parfaitement.

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