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Dialogue de sortie de crise

La société civile fait sauter un verrou

Le discours, la conférence, la liste des personnalités et l’accord de la Présidence constituent autant d’événements qui «poussent» dans la même direction.

L’initiative du Forum de la société civile pour le changement a ouvert une sérieuse perspective pour en finir avec l’impasse institutionnelle que traverse le pays depuis la démission de l’ancien président de la République. En proposant une liste de personnalités susceptibles de conduire un dialogue inclusif, le Forum apporte la première «pierre» concrète à ce qui deviendra l’édifice sur lequel reposera la solution de la crise. Cette initiative permet d’entrer dans le vif du sujet, après le discours du 3 juillet et la conférence du 6 juillet derniers. Il fallait passer à la vitesse supérieure et cette initiative en apporte le carburant.
C’est donc fait à travers l’annonce d’un panel qui a le mérite de brasser un large spectre de l’opinion qui traverse le Mouvement populaire et des compétences reconnues dans de nombreux domaines, en sus de la crédibilité dont jouissent les hommes et les femmes, qui composent ladite liste, dans la société. Même si au passage, il y a eu quelques démentis parmi les personnalités proposées, l’on ne peut tourner le dos à l’initiative du forum, en ce sens qu’elle a été un véritable déclic, amenant le débat national sur le terrain de la composition du fameux panel, ce qui en soi, est une victoire non négligeable contre la crise institutionnelle.
La réaction du président de l’Etat (lire en page 2 l’article de Hocine Neffah) qui a admis la pertinence du choix des personnalités, suppose une écoute de part et d’autre. C’est là une base solide pour engager un dialogue serein et sincère. Le communiqué de la présidence de l’Etat a justement la sincérité d’admettre le rôle central de la société civile dans la recherche d’une solution à la crise. Cet échange quasi direct entre l’autorité intérimaire et la base militante traduit la volonté des uns et des autres d’engager, dans les plus brefs délais, un processus à même de donner au pays une perspective politique et une assise stable sur laquelle sera fondée la nouvelle République. Le discours, la conférence, la liste des personnalités et l’accord de la Présidence constituent autant d’événements qui «poussent» dans la même direction, celle d’un dialogue fécond à même de garantir une présidentielle honnête et transparente. Cela est un fait établi, sauf qu’au sein de la société et du Mouvement populaire, l’intention ne suffit pas pour rétablir les ponts entre les autorités et le peuple. Cela pour dire que le premier pas, l’un vers l’autre, constaté depuis le 3 juillet dernier, a besoin d’une traduction sur le terrain. En d’autres termes, les Algériens ont besoin de voir ledit panel, une fois mis en place, exercer pleinement ses prérogatives, à travers des décisions que l’ensemble des personnalités proposées présente déjà comme des préalables.
La libération des détenus d’opinion, la pleine liberté d’expression et de manifestation seront des signes à même de parvenir à une écoute attentive pour conduire le dialogue. Dans un second temps, un nouveau gouvernement de compétences nationales scellerait, à n’en pas douter, la confiance et apporterait la sérénité nécessaire au sein de la population. Les manifestations des vendredis prendraient une nouvelle signification et l’énergie qui s’en dégagera sera orientée vers une mobilisation citoyenne historique en faveur du scrutin présidentiel, avec ce que cela suppose comme amendements de la loi électorale et autre mise en place d’une instance indépendante d’organisation des élections.
Ce scénario ne relève pas de la science- fiction. Il est à portée de main, pour peu que la présidence de l’Etat annonce rapidement la composante du panel. Il faut hâter l’avènement de la solution. Le danger réside dans la persistance de la crise et, les personnalités proposées par le Forum et visiblement adoubées par Abdelkader Bensalah, savent que l’intérêt du pays recommande l’établissement rapide du dialogue, d’autant que la classe politique et la société civile, dans leur majorité, ont clairement opté pour un retour à la Constitution, à travers une élection présidentielle. Ahmed Taleb Ibrahimi, Mouloud Hamrouche, Mustapha Bouchachi et autre Karim Younès ont certainement conscience de l’importance de la mission qu’ils doivent accomplir. Leur première tâche consistera à gagner la confiance des Algériens. Sans quoi, rien ne peut être entrepris. 

De Quoi j'me Mêle

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