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Ministres, Généraux, hauts fonctionnaires… à la barre des accusés

Le bal des damnés

Ils ont tous répondu de leurs actes, certains déjà incarcérés sont retournés en prison, d’autres ont été mis sous contrôle judiciaire en attendant la prochaine charrette.

A qui le tour ? Si certains noms sont déjà connus à l’instar des ex-sénateurs du tiers présidentiel, Djamel Ould Abbès et Saïd Barkat en l’occurrence ou du député Boudjemaa Talai, ex-ministre des Transports dont la procédure de la levée de son immunité parlementaire a été engagée, d’autres ne tarderont certainement pas à être révélés. On n’en est pas encore là. Il n’empêche que la justice a déjà du pain sur la planche. Des Premiers ministres, des généraux, des ministres, des hauts fonctionnaires, des financiers continuent de défiler à la barre des accusés. Des responsables d’une notoriété publique attestée, ayant eu à exercer de hautes fonctions au sein des institutions ( civiles et militaires) de la République, qui pèsent lourd dans la balance. Qui l’aurait cru, il y a à peine quelques mois. Depuis l’arrestation de l’homme d’affaires et président du Forum des chefs d’entreprise (FCE) Ali Haddad le 30 mars 2019, du tout-puissant conseiller et frère de l’ex-président de la République, Saïd Bouteflika, le général de corps d’armée Toufik Mediène et du général-major Athmane Tartag qui ont eu l’effet d’un séisme d’une magnitude aussi inattendue qu’exceptionnelle qui a secoué une opinion publique qui n’en attendait pas tant, mais qui réclamait les têtes qui symbolisent le système. Elles furent donc les premières à tomber. La machine judiciaire mise en branle n’allait plus s’arrêter. La soif de justice à étancher devenait comme une terre privée de pluie depuis trop longtemps. A la mesure des attentes et des revendications non satisfaites d’un peuple décidé à faire table rase d’un passé qui l’a mis en état de léthargie. La chape de plomb qu’il y a maintenant ne tardera plus à sauter. L’explosion parviendra par le biais de marches populaires aussi exceptionnelles qu’historiques. Le monde restera en extase et redoublera d’admiration face à une révolution unique au monde comme le fut celle menée par une autre génération de femmes et d’hommes tout juste sortis de l’adolescence pour bon nombre d’entre eux et qui a abouti à l’indépendance de l’Algérie. Le parallèle n’est ni fortuit ni excessif. Tout indique que la seconde, celle qui a démarré le 16 février à Kherrata, concrétisée par le soulèvement massif du 22 février n’est que le prolongement de la première : celle du 1er Novembre 1954. La marche vers l’instauration d’une IIe République qui doit consacrer la démocratie et la justice sociale est désormais inexorable. Une caravane qui s’est ébranlée, qui franchit étape après étape avant d’atteindre son but ultime. Cette opération a pour particularité de se dérouler au rythme d’enquêtes de justice qui aboutissent à des incarcérations spectaculaires de chefs de partis, la SG du Parti des travailleurs Louisa Hanoune, le patron du RND et ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, le président du MPA et ex-ministre du Commerce Amara Benyounès. Une liste qui pourrait s’allonger avec les convocations prochaines de l’ex-secrétaire général du Front de libération nationale ancien ministre de la Solidarité nationale, Ould Abbès, du président de TAJ et ancien ministre des Transports Amar Ghoul, devant la Cour suprême. Si le défilé des hommes politiques constitue l’attraction de ce ballet judiciaire inédit dans l’histoire de la jeune république algérienne, celui d’hommes d’affaires de premier plan retient tout autant l’attention, d’autant plus que le lien entre ces deux catégories est établi. La connexion entre le monde du «business» et celui de la politique est à l’origine de cette «bombe judiciaire» qui a mis à terre des hommes politiques de premier plan, détruit pour toujours sans doute leurs carrières qui se sont arrêtées soudainement de briller. Des étoiles montantes qui ont décliné sans crier gare pour être réduites en poussière, broyées par une justice qui aspirait depuis trop longtemps à s’exercer sans contraintes et à sévir parmi les puissants qui ont cru à tort qu’elle était définitivement soumise, à leurs ordres. Libérée de cette chaîne qui l’entravait, elle s’affranchit et frappe ceux qui croyaient l’avoir domestiquée…

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