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Constitution : Tizi Ouzou

Le débat s’anime

Les pouvoirs publics devront compter plus sur les réseaux sociaux s’ils veulent impliquer les jeunes dans les débats.

Le débat qui vient d'être lancé sur la révision constitutionnelle, attendue le 1er novembre prochain, touche de plus en plus de personnes. Sur la place publique, comme sur les réseaux sociaux, les discussions s'animent. À Tizi Ouzou, plusieurs articles sont commentés, à l'instar de la question de la femme dans la nouvelle mouture, la langue et la culture amazighes, ainsi que les droits de l'homme. Ces questions sont au centre des discussions. Même dans les transports, les gens en parlent et donnent leurs opinions. Aussi, L'Expression s'est joint à la voix des populations pour comprendre les soucis des uns et les espoirs des autres. De prime abord, il a été relevé que la question de la place de la femme dans la société est la plus abordée. «Ce qui m'intéresse, c'est l'évolution de la question des droits de la femme. Cette nouvelle mouture doit apporter des évolutions, car cette catégorie reste encore marginalisée, malgré les avancées de ces dernières années», affirme une enseignante, qui mentionne également la nécessité de traduire ces avancées dans le Code de la famille. «Ces avancées resteront lettre morte si d'autres ajustements ne sont pas apportés au Code de la famille», ajoute-t-elle. Pour d'autres personnes, la question de tamazight est primordiale. «La prochaine Constitution doit clore le débat sur cette question. L'Algérie est amazighe et l'Etat ne doit plus tergiverser sur ce fait, afin de fermer la porte aux discours haineux et racistes qui peuvent causer des dégâts dans la société algérienne», explique Samir, médecin dans un EPH à Tizi Ouzou. «Tous les Algériens savent qu'ils sont amazighs et les quelques voix qui s'élèvent ces derniers jours, par leurs discours racistes, savent que leur combat est perdu d'avance. La Constitution doit clore ce débat en officialisant définitivement ces questions», ajoute un autre jeune étudiant qui précise que cette officialisation coupera aussi court à l'exploitation politicienne de cette revendication. Les droits de l'homme, les libertés individuelles et collectives sont également largement commentées. Sur ces questions, il est facile de constater la grande évolution de la société. «Tous les droits doivent être accompagnés de devoirs. Ils ne faut pas uniquement parler des droits et oublier les devoirs de chacun, envers ses concitoyens et son pays», affirme un vieil homme qui discutait avec des jeunes dans un café, à Draâ Ben Khedda. «On ne construit pas un pays avec seulement des droits. Les gens doivent savoir qu'ils ont aussi des devoirs et les accomplir sérieusement», ajoute un autre jeune, attablé avec le groupe. En fait, la nouvelle mouture de la Constitution n'est pas encore bien vulgarisée. Dans les prochains jours et les prochaines semaines, les réseaux sociaux doivent être utilisés plus que les médias. «Non, je ne crois pas que les médias, surtout audiovisuels puissent accomplir cette mission de vulgariser la Constitution. De nombreux médias sont discrédités aux yeux des citoyens, qui préfèrent les réseaux sociaux. «Moi personnellement, je ne peux pas regarder les chaînes algériennes. Elles n'ont aucune crédibilité, à mes yeux.»

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