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Il a dressé un plan pour préserver les entreprises des patrons emprisonnés

Le dernier baroud de l’exécutif

L’organe multisectoriel est un outil que s’est donné l’Exécutif pour améliorer sa réactivité.

Les clignotants de l’économie nationale qui commencent à virer au rouge, conséquence de l’instabilité politique et institutionnelle que vit le pays depuis plus de 4 mois, interpellent le gouvernement. L’impact direct des arrestations d’hommes d’affaires de nombreuses entreprises est donc pris au sérieux par l’Exécutif qui a réuni avant-hier un Conseil interministériel à l’effet de traiter cette question qui risque de lui exploser au visage dans les tout prochains mois, si rien de sérieux n’est entrepris pour gérer la situation. Pour cela, le gouvernement préconise d’abord le recensement «de toutes les activités économiques et projets susceptibles de connaître une perturbation en raison des mesures conservatoires, et ce dans l’objectif de leur trouver des solutions juridiques», rapporte un communiqué des services du Premier ministre. Cette instruction destinée aux départements des finances, de la justice, de l’industrie, du commerce, des travaux publics, et des ressources en eau, ainsi que du gouverneur de la Banque d’Algérie et du vice-président de l’Association professionnelle des banques et des établissements financiers, donnera les moyens d’action pour «l’organe multisectoriel», présidé par le ministre des Finances et spécifiquement dédié à proposer «des mesures pratiques pour la préservation de ces entreprises et de leurs postes d’emploi». On en est donc aux premiers balbutiements de la réaction gouvernementale face à une situation assez complexe, faut-il le souligner. L’organe multiculturel ne travaillera pas en aveugle, puisqu’il dispose déjà d’un document sous forme d’exposé «détaillé sur les mécanismes juridiques visant la préservation de certaines entreprises économiques souffrant de difficultés sur le terrain» en rapport avec l’épisode judiciaire auquel est confrontée la scène économique.
Il faut dire que la crise touche déjà plusieurs milliers de travailleurs, dont les patrons se trouvent actuellement en détention provisoire. L’idéal, et l’organe multisectoriel pourrait s’y pencher, serait de faire un deal avec ces patrons et trouver un arrangement susceptible de les amener à rapatrier les fonds placés à l’étranger, régulariser leur situation fiscale, foncière et autres, tout en se soumettant à la justice qui pourrait faire preuve de magnanimité et alléger les condamnations. Une approche qui redorerait l’image du pays, freinerait la descentes aux enfers de beaucoup d’entreprises et rassurerait les investisseurs locaux et étrangers. Cette approche pragmatique a été déjà appliquée, avec beaucoup de succès, dans d’autres pays, confrontés à la même situation que l’Algérie. Cette démarche pourrait être adoptée, sachant que toutes les activités économiques et les projets qui souffrent des effets de la situation actuelle seront traités au cas par cas «en vue de leur trouver des solutions juridiques dans le but de préserver leur rôle socio-économique, notamment les postes d’emploi», lit-on dans le communiqué. Dans les «solutions juridiques», on peut y mettre beaucoup de choses et de l’imagination aussi.
La réunion interministérielle est, en ce sens, un acte de gouvernance positif, à condition de déboucher sur un apaisement des esprits et un retour de la sérénité dans la sphère économique nationale. De fait, l’organe multisectoriel paraît-il comme un outil stratégique dont s’est doté l’Exécutif pour améliorer considérablement sa réactivité et éviter, de fait, tout risque d’aggravation de la situation sociale.
Visiblement conscient du risque qu’encourt le pays, le gouvernement tranquillise les maîtres d’œuvre nationaux et étrangers, sur la tenue de tous ses engagements, «en matière de paiement pour le financement de l’ensemble des projets publics structurés en cours de réalisation», souligne le communiqué. Il y a lieu de retenir également, «l’adoption d’un mécanisme d’évaluation périodique des actions du gouvernement pour le suivi des activités économiques et la préservation des moyens de production». Ledit mécanisme, sur lequel insiste le Premier ministre, est censé être la boussole du gouvernement dans sa mission de protection des entreprises. Une mission prioritaire, dans un contexte de crise où chaque emploi préservé vaut son pesant d’or. Jusque-là, Bedoui et ses ministres ont parlé. Il faut dès aujourd’hui passer à l’acte.

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