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Les communes ne seront plus déficitaires à partir de 2020

Le pari osé de Bedoui

Le gouvernement annonce une autre nouvelle pratiquement impossible à tenir dans la conjoncture économique actuelle que traverse le pays.

Tout va bien Madame la Marquise ! La dégringolade des prix du pétrole n’aurait pas été néfaste pour l’économie nationale. La fonte des 70 milliards du Fonds de régulation des recettes, celle des réserves de changes de plus de 110 milliards de dollars en l’espace d’à peine 5 ans, la diminution des revenus pétroliers n’ont apparemment pas eu de gros impact sur les caisses de l’Etat. C’est à se demander si cette crise financière que l’on annonçait comme dévastatrice pour le pays n’a pas été montée en épingle. Juste pour nous faire peur. A entendre toutes ces bonnes nouvelles qui se succèdent, il est permis de le penser. On aimerait pourtant bien y croire. La «couleuvre» semble cependant trop grosse pour passer. Après l’inattendue et surprenante sortie médiatique du ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement qui a affirmé que l’Algérie allait tourner le dos au financement non conventionnel pour financer son déficit budgétaire et ne pas avoir recours à l’endettement extérieur malgré la fonte comme neige au soleil de ses réserves de changes dont l’épuisement est annoncé en 2022, sans dévoiler la recette miracle qui justifie une telle décision, le ministère de l’Intérieur en rajoute une couche. Le département de l’ex-ministre de l’Intérieur Noureddine Bedoui actuellement Premier ministre annonce l’adoption d’un «nouveau type d’accompagnement» destiné aux communes en vue d’éviter, à l’avenir, tout déficit financier, affirmant que «l’année 2020 sera sans communes déficitaires». Cette opération «permettra au ministère d’éviter, à l’avenir, tout déficit au niveau des communes, à travers des mesures en amont et prospectives prises par les services du ministère, à partir d’un système informatique centralisé pour la gestion des budgets des communes», a déclaré dimanche dernier le directeur général au ministère des Collectivités locales et de l’Aménagement du territoire, au ministère de l’Intérieur, Mohamed Ferrar qui a ajouté que ce système en question devrait permettre de s’enquérir de l’état réel des recettes et dépenses de chaque commune au niveau national, prévoir les cas de déficit possibles et d’assurer l’intervention du ministère selon une vision prospective. Terminé donc les fameuses réunions walis-gouvernement où il été recommandé expressément aux premiers responsables des 48 wilayas qu’ainsi qu’aux maires des 1541 communes que compte le pays de trouver des financements et de ne plus compter que sur l’Etat pour financer «les économies locales», une stratégie initiée pour faire face à la chute des revenus pétroliers. L’actuel Premier ministre avait affirmé, en juillet 2016, qu’il était temps pour les communes du pays de se mettre à niveau avec les mécanismes de gestion appliqués dans le monde. La situation financière actuelle du pays, l’état lamentable dans lequel se trouvent nos communes, leurs écoles, leurs routes, la question récurrente de l’hygiène et du ramassage des ordures ne permettent pas de croire à la fin de leur chemin de croix, encore moins à un assainissement de leurs déficits financiers. A moins que les caisses de l’Etat ne se soient remplies sur un coup de baguette magique. En attendant on peut toujours croire au père Noël…

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