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Anciens ministres et hommes d’affaires

Le procès en appel s’ouvre aujourd’hui

Les deux affaires sont étroitement liées l’une à l’autre, au motif que l’argent du financement de la campagne de Bouteflika provient des hommes d’affaires activant dans le domaine de l’industrie du montage automobile.

Un gros dossier de corruption sera aujourd’hui devant le président de la première chambre correctionnelle près la cour d’Alger. Les prévenus dans cette affaire sont des figures emblématiques du règne du président déchu Abdelaziz Bouteflika.
Il s’agit du dossier de montage automobile et le financement occulte de partis et de la campagne électorale d’avril 2019 dans lequel sont impliqués deux anciens ex-Premiers ministres Ahmed Ouyahia, Abdelmalek Sellal, le directeur de campagne de Bouteflika, Abdelghani Zalène et des ministres de l’Industrie Bedda Mahdjoub, Youcef Yousfi, les hommes d’affaires les plus influents de l’ère de Bouteflika, Ali Haddad, Ahmed Mazouz, Hassan Larbaoui, Mohamed Baïri et d’autres…
Ils sont accusés de «dilapidation et utilisation de fonds de banques», de «blanchiment d’argent», de «transfert de biens obtenus par des faits de corruption à l’effet d’en dissimuler la source illicite» et d’«incitation d’agents publics à exploiter leur influence effective et supposée dans le but de bénéficier d’indus privilèges».
Les deux affaires sont étroitement liées l’une à l’autre, au motif que l’argent du financement de la campagne de Bouteflika provient des hommes d’affaires activant dans le domaine du montage automobile. En contrepartie, ces derniers ont bénéficié des largesses des hommes bien placés au sommet de l’Etat pour monter leur business, comme l’indiquait la liste des prévenus.
On parle d’une somme estimée à 700 milliards de centimes retrouvée dans le siège de campagne du candidat Abdelaziz Bouteflika à Hydra, dont le frère et conseiller du « président » avait chargé l’homme d’affaires Ali Haddad de les récupérer et conserver, après les révélations de ce dernier devant le juge, lors du procès du 10 décembre dernier.
Le procès en appel avait été programmé pour le 12 février dernier, avant d’être reporté pour aujourd’hui sur décision du président de la première chambre correctionnelle près la cour d’Alger suite à la demande introduite par le collectif des avocats de la défense afin de lui permettre de se constituer.
Le tribunal de Sidi M’hamed a déjà prononcé son verdict le 10 décembre dernier dans cette affaire condamnant Ahmed Ouyahia à une peine de 15 ans de prison ferme assortie d’une amende de deux millions de DA, avec confiscation de tous ses biens.
Quant à l’ancien Premier ministre, Abdelmalek Sellal, il a été condamné à une peine de 12 ans de prison ferme assortie d’une amende d’un million de DA, et 10 ans de prison ferme à l’encontre de l’ancien ministre Yousfi Youcef et Bedda Mahdjoub.
Ont été condamnés également l’homme d’affaires Hassan Larbaoui à une peine 6 ans de prison ferme avec confiscation des fonds saisis, l’homme d’affaires Mohamed Baïri à une peine de 3 ans de prison ferme et le fils de l’ancien Premier ministre, Farès Sellal à une peine de 3 ans de prison ferme.

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