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Election présidentielle

Le rôle de la justice mis en avant

Les missions des magistrats dans le déroulement du processus électoral et l’engagement quant à sa régularité, ont été mis en avant par les responsables de l’Anie.

Le président de l’Autorité nationale indépendante des élections (Anie), Mohamed Charfi, a mis l’accent sur la mission des magistrats chargés de la supervision de l’élection présidentielle du 12 décembre. Il les a, ainsi, appelés à «veiller au strict respect de la loi et à maintenir la confiance qui garantira le salut auquel aspire le peuple algérien », à travers la prochaine élection. S’adressant aux magistrats participant à une journée de formation organisée par l’Anie, il les a exhortés à poser toutes les questions et interrogations sur les nouveaux mécanismes adoptés par l’Anie dans l’organisation des élections et qui garantissent le déroulement du processus électoral en toute transparence. Charfi a également instruit les magistrats à «porter la voix du peuple à l’Anie en toute honnêteté» pour que cette dernière puisse annoncer le nom d’un président de la République, «élu et choisi par les électeurs en toute liberté et transparence».
Par ailleurs, le responsable de la communication de la même autorité, Ali Draâ, a déclaré que «la justice se chargera de quiconque tenterait de s’immiscer dans l’organisation du processus électoral», affirmant au passage que «la possibilité qu’il pourrait y avoir de la fraude lors de la présidentielle du 12 décembre n’est qu’une illusion». S’exprimant lors d’une conférence de presse animée en marge de cette journée de formation, Draâ a rappelé que la préparation de la prochaine élection présidentielle se poursuit dans de « bonnes et sérieuses conditions », ajoutant que l’Anie « était la seule instance chargée de l’organisation et de la supervision de ces élections et qu’elle ne soutenait aucun candidat des cinq prétendants à la magistrature suprême du pays ».
Il a fait savoir que le recours à des méthodes innovantes et modernes basées sur l’outil informatique et les nouvelles technologies dans l’organisation des élections, permettra de « bloquer la voie à toute personne qui tentera de frauder », soulignant que les voix qui prétendent que « le régime en place soutient un candidat précis ou que l’Anie favorise un candidat à un autre n’est qu’une illusion et que cela relève du passé ». Le même responsable a soutenu que l’Anie, qui fonctionne en toute transparence, suit minutieusement le déroulement de la campagne électorale pour assurer sa réussite et garantir le succès des meetings des candidats lors de leurs déplacements à travers les wilayas, précisant que c’est l’urne qui décidera qui sera le prochain président de la République. Draâ a indiqué, en conclusion, qu’il s’agissait de la troisième journée de formation organisée par l’Anie, après celles initiées à l’intention de ses coordinateurs et délégués de wilayas et des communes, ainsi que de ceux à l’étranger.
C’est dire que l’Autorité met les bouchées doubles à quelques jours du rendez-vous électoral, dans le but de convaincre les Algériens à aller voter. Toutefois, face à une corporation de magistrats en ébullition sans précédent et surtout face à une mobilisation populaire contre la tenue du scrutin, ce dernier, s’il aura lieu, verra un taux de participation des plus faibles. Ce qui ne serait pas, sans doute, sans impact sur la légitimité populaire du prochain président élu. Jeudi prochain sera le véritable baromètre de cette élection.

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