{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Alors qu'il fait l'objet d'un mandat d'arrêt international

Les biens de Nezzar mis sous séquestre

La décision a été prise à la suite d'une plainte lancée par l'Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (Arpce) et la direction générale des impôts (DGI).

En Espagne où il a pris la fuite, l'été dernier avant même sa condamnation à 20 ans de réclusion par le tribunal militaire de Blida dans l'affaire du «complot contre l'armée» dans lequel ont également été condamnés Mohamed Mediene, Saïd Bouteflika, Athmane Tartag et Louisa Hanoune, le général Khaled Nezzar a sûrement appris qu'il vient de perdre tous ses biens en Algérie.
L'ancien ministre de la Défense ne peut plus jouir, lui et les membres de sa famille, de sa villa, ni de ses terres et encore moins de la palmeraie, après la décision de la justice de les mettre sous séquestre.
Cette décision a été prise, il y a une quinzaine de jours, dans le cadre d'une enquête lancée suite à une plainte de l'Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (Arpce) et de la direction générale des impôts (DGI), selon un site électronique.
La plainte a été déposée contre l'entreprise SLC (Smart Link Communication) appartenant à la famille Nezzar et gérée par son fils Lotfi Nezzar, condamné aussi par contumace à 20 ans de prison dans la même affaire que son père. L'entreprise SLC, un fournisseur d'Internet haut débit, a été créée en 2001 et comptait près d'un millier de clients dont des ambassades, des institutions étatiques, des ministères ou de grandes entreprises nationales. En août dernier et après le refus de l'Autorité de régulation de la poste et des communications électroniques (Arpce) de lui renouveler les autorisations, SLC a été dans l'obligation de cesser ses activités et d'annoncer sa dissolution.
Lotfi Nezzar a également dissous la société Divona Algérie, spécialisée dans le matériel de télécommunication et Internet, ainsi que SLH, activant dans l'agriculture saharienne. Selon un quotidien national, les biens de la famille Nezzar mis sous séquestre par la justice concernent, notamment une résidence située dans le quartier d'Hydra à Alger, des terres agricoles situées à Bouchaoui dans la banlieue Ouest de la capitale ainsi qu'une palmeraie de plusieurs centaines d'hectares située à Biskra.
Rappelons enfin que l'ancien chef d'état-major en Algérie entre 1992 et 1994, son fils Lotfi et Benhamdine Farid, président de la Société de pharmacie font l'objet d'un mandat d'arrêt international.
En mars 2019, l'Algérie et l'Espagne ont signé un mémorandum d'entente dans le domaine judiciaire, pour appuyer la Convention (décret présidentiel n°06-64 paru au Journal officiel n°8 du 15 février 2006) liant les deux États en matière de coopération dans les domaines civil, commercial et pénal et extradition des criminels.
L'Algérie pourrait donc entamer une procédure d'extradition, mais une chose est sûre: la procédure risque d'être très longue.
En plus de ses déboires avec la justice algérienne, Khaled Nezzar doit également répondre à la justice suisse où il est poursuivi par l'ONG Trial International pour «crimes de guerre». à 81 ans, le vieux général à la retraite doit bien rendre des comptes!

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes éditions de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours