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Conférence de dialogue national fixée au 6 juillet

Les bourgeons d’un compromis

La coordination sera dévolue à Abdelaziz Rahabi qui a commencé à prendre langue avec tous les protagonistes.

La conférence de dialogue national prévue pour le 29 juin sera, selon toute vraisemblance, reportée pour le 6 juillet prochain. Les forces de l’opposition semblent favoriser une issue de compromis avec le pouvoir effectif, à savoir l’institution militaire.
Cette conférence nationale verra la participation des personnalités politiques qui auront à apporter leur contribution pour une sortie de crise sans exclure la négociation sur des «concessions» qui n’écornent pas la démarche globale, à savoir le changement politique en trouvant un compromis qui permettra au pays d’éviter l’impasse institutionnelle qui le guette.
En dehors des partis des forces de l’opposition, la rencontre verra la participation de Ahmed-Taleb Ibrahimi, Youcef Khatib, Djamila Bouhired, les ex-chefs de gouvernement Mokdad Sifi, Sid-Ahmed Ghozali, Ahmed Benbitour et, probablement aussi, Mouloud Hamrouche. La coordination sera dévolue à Abdelaziz Rahabi qui a commencé à prendre langue avec tous les protagonistes qui adhèrent à cette démarche inclusive.
Apparemment, les choses sont en train de prendre une tournure décisive dans la perspective de juguler la crise et mener des négociations avec l’institution militaire sur fond de garanties, même si cela va permettre aux concernés par la conférence nationale et l’issue qu’elle puisse offrir à travers des concessions comme gages de bonne intention. Des concessions qui inciteront l’institution militaire à prendre avec sérieux l’offre qui se présente pour ouvrir une brèche vers une solution négociée et consensuelle.
Des rencontres sont prévues par l’opposition, mais ces rencontres ne s’inscrivent pas dans les mêmes approches et démarches politiques. C’est le cas pour une nouvelle structure fédérative des forces démocratiques constituée par sept partis politiques et personnalités du pôle démocratique, FFS, RCD, PT, PST, UCP, MDS, PLD et le représentant de la Laddh. La rencontre devrait se dérouler aujourd’hui, le 26 juin pour étudier les mécanismes à entreprendre pour la consolidation de l’initiative démocratique et enclencher le processus du changement escompté par lesdites formations de la mouvance démocratique.
Idem pour l’autre variante de l’opposition constituée par Le MSP, Talaie El-Houriyet, El-Adala et autres partis qui ont participé dans la première rencontre des forces du changement.
La société civile s’attelle aussi à réunir ses associations et organisations pour mettre en branle sa feuille de route dans l’objectif d’aller vers un dialogue pour dissiper les éléments de la crise politique.
Il faut dire que les variantes politiques et associatives ne sont pas toutes homogènes par rapport à la manière d’apercevoir l’approche visant une sortie de crise et rompre avec les ingrédients d’une impasse institutionnelle inéluctable. L’approche du dialogue politique n’est pas vue de façon homogène par les représentants de la classe politique à travers ses partis d’opposition, ceux qui se disent représenter la mouvance démocratique, relève un point essentiel selon eux : «L’heure aujourd’hui est à la concertation et au dialogue. Libérer une dynamique politique de construction d’un Etat de droit et des libertés et de la société est une priorité en vue d’amorcer une véritable transition démocratique», ladite transition est mentionnée dans la démarche propre de chaque parti de ce pôle démocratique où la constituante constitue la trame de fond de leur feuille de route. Donc, pour ainsi dire, le dialogue avec le pouvoir effectif ne se fera que sur la base d’un mécanisme qui déterminera les modalités de cette transition pour asseoir les jalons de la IIe République qui ne sera réalisable qu’à travers une constituante.
L’autre variante est pour le dialogue, seulement un dialogue avec l’institution militaire dans la perspective d’accompagner le changement dans le cadre constitutionnel y compris d’aller vers une présidentielle qui finira par mettre un terme au blocage institutionnel en cours. Le MSP, Talaie El-Houriyet, El-Adala, vont dans cette optique pour mettre fin à la crise. Le mouvement associatif et les syndicats autonomes se reconnaissant dans la dynamique de la société civile née le 15 juin de l’année en cours sont favorables à un dialogue effectif mais les objectifs de ce dialogue sont opaques où toutes les feuilles de route et les plates-formes sont discutables sans pour autant que les protagonistes de la société civile y adhèrent sur la base de choix doctrinaux de chaque mouvement associatif ou organisation professionnelle. C’est dire que la dynamique du Mouvement populaire est face à une logique de repositionnement de toute la classe politique, mais sans que ce mouvement soit doté d’une forme organisationnelle en mesure de fédérer le potentiel des initiatives politiques.

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