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Grève cyclique de trois jours

Les élèves du primaire pris en otage

Par cette grève, la Coordination nationale des enseignants du cycle primaire a, de nouveau, plongé les élèves et leurs parents dans une angoisse indicible.

Les conséquences psychologiques et pédagogiques de la grève de trois jours par semaine qu’observent les enseignants du cycle primaire seront néfastes, voire catastrophiques, pour certains enfants scolarisés, selon les spécialistes. En décidant de relancer sa grève cyclique de trois jours par semaine depuis le 8 janvier dernier, la Coordination nationale des enseignants du cycle primaire a, de nouveau, plongé aussi bien les élèves que leurs parents, dans une angoisse indicible que ne manque pas de susciter inéluctablement ce genre de perturbations affectant le déroulement de la scolarité des enfants. Pourtant, en décembre dernier, les syndicats concernés avaient décidé de suspendre leur mouvement de protestation, au grand soulagement des parents d’élèves. Une grève qui n’a cessé de perturber la scolarité des élèves durant deux longs mois (octobre et novembre). Le soulagement des parents d’élèves a été de très courte durée, puisque l’incertitude est de nouveau revenue après que la Coordination des enseignants a de nouveau renoué avec la protesta. Les responsables de cette Coordination n’ont pas changé d’avis et ne sont pas revenus à de meilleurs sentiments, en dépit des engagements pris par le ministère de l’Education nationale. Puis il y a eu, mercredi dernier, l’intervention du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui a réitéré, en des termes clairs, le fait que le palier du primaire constitue sa priorité concernant tout le dossier de l’éducation nationale qui nécessite d’être revu de fond en comble et dans les meilleurs délais. La logique et la sagesse auraient dicté à la Coordination des enseignants du cycle primaire de revenir à de meilleurs sentiments en cessant ainsi de prendre en otage, pendant des mois, des enfants scolarisés qui n’ont même pas encore l’âge de comprendre pourquoi ils ne vont pas à l’école, pendant trois jours par semaine. Cette attitude de la Coordination des enseignants du primaire est d’autant plus incompréhensible lorsqu’on sait qu’une bonne partie de leurs revendications sont difficiles à qualifier de légitimes. C’est le cas, entre autres, de celles inhérentes à l’exigence de mettre les enseignants du primaire et ceux du lycée sur un même pied d’égalité. Les représentants de la Coordination des enseignants du cycle primaire prétendent que les enseignants du primaire et ceux du lycée sont recrutés avec le même diplôme et le même niveau et que de ce fait, ils devraient avoir le même traitement. Or, il se trouve que cette information est loin d’être vraie. Il est exigé aux enseignants du primaire une licence et un concours d’entrée pour être recrutés. Quant aux enseignants du lycée, la Fonction publique exige le niveau de master pour tout recrutement, en plus bien entendu du concours indispensable pour tout engagement, dans le cadre de l’ouverture d’un nouveau poste budgétaire. Il s’agit d’une parmi tant d’autres anomalies relevées sur la liste des revendications à travers lesquels l’on voudrait justifier le recours à la grève de trois jours par semaine. Certes, on ne peut pas aller jusqu’à dire que les revendications en question sont toutes illégitimes. Il y a bien entendu des préoccupations objectives et raisonnables soulevées par les enseignants concernés qui devraient être satisfaites par la tutelle. Mais ceci devrait se faire progressivement sans pour autant avoir à perturber, voire à paralyser, carrément l’année scolaire, car avec une grève de trois jours par semaine, l’on ne peut pas avancer que l’année scolaire pourrait se dérouler normalement sans que les élèves soient affectés aussi bien sur le plan psychologique que pédagogique. Le témoignage des parents d’élèves touchés par ces grèves cycliques indiquent que leurs enfants éprouvent de sérieuses difficultés à se rendre à l’école dimanche matin et jeudi matin, après les trois jours de désertion des bancs de l’école. L’on se demande comment aucune leçon n’a été tirée des expériences de grèves très longues et à répétition ayant été déclenchées dans le même secteur, durant les années scolaires précédentes. Non seulement les élèves sont pénalisés de manière parfois irrémédiable, mais même les enseignants eux-mêmes paient les conséquences de ces débrayages, puisque à la fin du mois, ils percevraient des salaires défalqués de presque la moitié. C’est à se demander à qui profite vraiment une telle grève. A personne, naturellement. Pourtant, elle continue… Au grand dam de toutes ses victimes.

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