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21e mardi de manifestations

Les étudiants inlassables

Au rendez-vous, les étudiants ont été encore plus nombreux que le précédent mardi. Ils ont envahi la capitale.

Pour ce 21e mardi consécutif de manifestations pacifiques, une gigantesque mobilisation d’étudiants a défilé, hier, dans la capitale. Sous un soleil de plomb, ils ont marché durant des heures dans les grands boulevards. Déterminés, ils ne lâchent rien. Ils ne laissent rien au hasard, très organisés, ils ont commencé la manifestation, dès les premières heures de la matinée d’hier. Un seul mot d’ordre
« pas de dialogue avec le reste de la mafia », «Etat civil et non militaire », «Vive l’Algérie», «pas de vote» « libérez les détenus d’opinion », « libérez les médias et la justice », et plein d’autres slogans hostiles au pouvoir. Les jeunes étudiants prouvent, pour la énième fois, qu’ils sont le carburant et l’âme de la révolution. Ils ont répondu par milliers à l’appel de la patrie.
Ni les vacances ni le soleil brûlant et encore moins la soif, n’ont pu les empêcher de marcher et de se rassembler au cœur de la capitale. Ils reviennent chaque mardi pour frapper plus fort. A ce rythme, rien ni personne ne peut les arrêter. Leur mobilisation devient de plus en plus impressionnante.
« Ils sont revenus en force, armés de leurs sourires et de leur détermination, drapeaux et chants patriotiques, pour se réapproprier la rue », indique un vieil homme, de passage au centre d’Alger, tout fier, il lance qu’ils sont le seul espoir de l’Algérie. Ce n’est pas le seul qui pense ainsi, nombreux sont ceux qui partagent son avis.
« L’écho de leurs slogans résonne dans mon cœur et non pas dans mes oreilles », ajoute un autre. Interdit d’accès aux lieux symboliques, par les forces de l’ordre, ces derniers ne lâchent rien, ils renoncent à l’idée de se rassembler et « marchent ».
Ils ont opté pour la solution de la marche pour ne pas être réprimés et dispersés par les forces de l’ordre. « La vague de la protestation ne faiblit pas et s’élargit de plus en plus », souligne un étudiant en précisant qu’ils resteront mobilisés plus que jamais, jusqu’à satisfaction des revendications du Hirak « Le départ du système en place » ! En effet, leurs revendications sont identiques à celles du ven-
dredi. Discours et slogans communs «système dégage», «pas de dialogue avec la mafia»..
On note dans ce même chapitre, que pour le 21e mardi consécutif, aucun incident grave ou affrontement avec les services de sécurité n’a été enregistré, depuis le soulèvement populaire.
S’agissant des services de sécurité, on remarquera qu’ils ont changé de pratique. Ils se sont contentés d’encadrer la marche et non de la réprimer, et cela depuis mardi dernier. Pour le dispositif sécuritaire, il reste, sans surprise, impressionnant. La police bloque l’accès à la Grande Poste, les casques bleus bloquent tous les lieux, principalement les grands boulevards de la capitale. « Tous les accès ont été bloqués par des camions stationnés pour interdire le passage aux étudiants », regrette une jeune étudiante, précisant qu’aucun affrontement avec les services de sécurité n’a eu lieu.
On rappelle, dans ce même contexte, que la marche a commencé vers 10 heures du matin à partir de la place des Martyrs pour arriver à la rue Bab Azzoun, rue Ali Boumendjel, rue Larbi Ben M’hidi et avenue Pasteur… 

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