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Ils ont marché pour le 17e mardi consécutif

Les étudiants n’abdiquent pas !

Maintenant la pression, le mouvement estudiantin a encore une fois réclamé le départ des «3B», non sans saluer l’opération mains propres qui est en cours.

Plus que jamais déterminés ! Les étudiants ont marché, hier, pour la 17e semaine consécutive. Alors que le pays est coupé du monde à cause du «bac» et que la scène politique et juridique a connu de nouvelles avancées, on pensait que ces jeunes révolutionnaires allaient abdiquer. Il n’en fut rien ! Ils ont encore une fois offert une démonstration de force pour crier haut et fort qu’ils ne lâcheraient rien ! «Maranache talquine» (on est déterminés), ciraient-ils en chœur. La future élite du pays a une nouvelle fois fait part de leur refus d’une transition avec Bensalah et Bedoui comme tête d’affiche.Le président de L’État et son Premier ministre en ont eu pour leurs grades. Les «bensalah dégage Bedoui dégage», fusaient de partout. Comme dans la capitale où ils ont marché dans les lieux symboliques du Hirak que sont la Grande Poste, la place Maurice Audin et le tunnel des Facultés. Le mouvement estudiantin a encore fait part de son refus d’une quelconque élection tant que ces deux responsables restent en poste. «Makache el Intikhabate maâ el isabate» (Pas d’élections avec la bande) précédait les appels à la mise de fin de fonction de ces responsables. Les universitaires maintiennent donc la pression. Leur nombre était plus important que la semaine dernière, même s’il était loin des records des semaines précédentes. Période d’examen oblige ! Ceux qui étaient présents ont néanmoins fait le «job». Puisqu’ils ont insisté sur le départ de ceux qu’ils considèrent comme membres de la «Içaba». Même si ces étudiants ont dans leur grande majorité salué l’opération mains propres que la justice a lancée ils ont soutenu qu’il fallait qu’elle se poursuive en emportant le reste de la bande tout en s’attaquant à leur «protecteur». Dans ce sens, le nom de l’ancien président Abdelaziz Bouteflika est revenu au-devant de la scène plus de deux mois après sa démission. Les jeunes marcheurs ont réclamé que lui aussi rende des comptes à la justice. «Il était capable de se présenter à une élection présidentielle il est donc capable de se présenter à la justice», soulignaient certains étudiants. Autre demande persistante de la part des protestataires : «La mise en place d’une instance ou d’une personnalité neutre pour passer à la 2ème République.» L’ex-Premier ministre, Ahmed Ouyahia, n’a pas échappé à la vindicte populaire. Même s’il est actuellement en prison. Les étudiants ont salué cette décision historique de la justice algérienne avec beaucoup d’humour. «Ouyahia rake takoul soupa» (Ouyahia tu vas manger de la soupe, en référence aux repas servis aux prisonniers en Algérie). Beaucoup d’humour, une ambiance bon enfant, de la joie et surtout du pacifisme pour cet Acte XVII du Hirak des étudiants. Ils ont gardé l’esprit «silmiya» en offrant l’ingéniosité qui fait désormais la réputation des Algériens. Dans ce sens, ils ont adapté leurs horaires des marches avec ceux du bac. Pour ne pas perturber le déroulement des épreuves, la marche a eu lieu entre 11h et 14h qui coïncide avec le moment de repos des candidats. Magnifique ! Avec cette belle jeunesse, on ne peut qu’être confiant pour l’avenir du pays...

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