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Ils ont marché hier à Tizi Ouzou

Les étudiants rejettent la présidentielle

La manifestation d’hier a drainé une très grande foule digne de tous les mardis qui ont précédé celui-ci.

Des milliers d’étudiants de l’université Mouloud- Mammeri de Tizi Ouzou, venus notamment des campus de Hasnaoua et de Boukhalfa, mais aussi des pôles de Oued Aïssi et de Tamda, se sont retrouvés, hier, en fin de matinée, devant la campus de Hasnaoua pour prendre part à la 17e marche qu’ils organisent depuis le début du Hirak, le 22 février dernier. Contrairement aux rumeurs qui laissaient entendre que la marche des étudiants n’allait pas avoir lieu, parce que c’est la période des examens, la manifestation d’hier a drainé une très grande foule digne de tous les mardis qui ont précédé celui-ci. Malgré aussi une chaleur torride, il a fait plus de 35° hier, les étudiants n’ont pas dérogé à la règle et ont battu le pavé dans la ville de Tizi Ouzou pour réaffirmer leur mobilisation à ne pas courber l’échine jusqu’à ce que leurs revendications soient entendues et satisfaites. Aux cris de «système dégage !», les milliers d’étudiantes et d’étudiants ont battu le pavé à partir de l’entrée du campus universitaire de Hasnaoua situé à mi-chemin entre l’ancienne et la Nouvelle- Ville, avant de bifurquer vers la rue Lamali Ahmed puis au boulevard Abane-Ramdane où plusieurs haltes ont été marquées, comme de coutume depuis près de quatre mois. La façon énergique avec laquelle les étudiants scandaient leurs différents mots d’ordre montrait qu’ils étaient loin d’être gagnés par l’essoufflement. Ils ont ainsi réussi à concilier la tenue de leurs examens avec le maintien de cette marche. Un véritable exploit quand on sait que l’année universitaire a été sérieusement perturbée par plusieurs grèves ainsi que par les conséquences collatérales et inévitables du Hirak. Tout au long de leur trajet, parcouru dans un climat festif, ponctué par plusieurs chants en plusieurs langues mais principalement en kabyle, les étudiants ont réaffirmé leur rejet de la tenue immédiate ou même à très court terme de l’élection présidentielle, privilégiant une période de transition pour barrer la route aux résidus de l’ancien système, qui seraient tentés de superviser ce vote. Le chef de l’Etat Abdelkader Bensalah et le Premier ministre, Noureddine Bedoui, ont été pris à partie par les étudiants qui les ont «invités» à remettre le tablier dans les meilleurs délais car, ont rappelé les manifestants, ils sont l’incarnation de l’ancien système, celui de Abdelaziz Bouteflika. Les autres slogans habituels ont aussi été mis en avant comme «klitou leblad yas saraqin», «makach intikhabat ya lîsabat», «pouvoir assassin», «ulac smah ulac», «anwa wigui d imazighen»… Les étudiants se sont dispersés dans le calme, une fois arrivés au carrefour Matoub-Lounès, non sans s’être donné rendez-vous mardi prochain. Mais auparavant, ils se sont engagés à revenir aussi vendredi pour prendre part à la marche populaire hebdomadaire.

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