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Affaires Sonatrach et de l’autoroute Est-Ouest

Les faces cachées de l’iceberg

Après avoir défrayé la chronique et abouti à la condamnation d’un menu fretin, elles vont certainement finir par nous livrer les noms de gros poissons.

Chakib Khelil et Amar Ghoul, deux « chouchous » du système, au cœur de deux affaires qui ont secoué l’économie nationale. La justice a fini par les rattraper après qu’ils ont pu passer à travers les mailles de ses filets. Iront-ils grossir les rangs de la « bande », qui croupit en prison ? Les juges trancheront bientôt ! Respectivement ex-ministres de l’Energie et des Transports, ils sont au cœur des scandales qui ont éclaboussé leurs départements respectifs. Deux gros dossiers de corruption traités à l’époque, 2009-2010, par le pôle judiciaire spécialisé près la cour d’Alger. Ces deux dossiers de malversations, qui ont été déterrés, sont caractérisés par beaucoup de zones d’ombre qui avaient donné du fil à retordre aux enquêteurs. La corruption au sein de la compagnie nationale des hydrocarbures s’apparente à un feuilleton dont la fin n’a pas encore été écrite. Son retour au-devant de la scène va finir par faire tomber les masques. Véritable poumon de l’économie algérienne, mais aussi manne financière fabuleuse, Sonatrach a été abusée par certaines personnalités et non des moindres qui n’ont pas hésité à se servir avec un appétit toujours croissant. Au point de confondre Trésor public et porte-monnaie personnel. L’affaire qui l’a éclaboussée n’a pas livré tous ses secrets. Elle s’apparente à une histoire de poupées russes.

Sonatrach 1
Cette affaire aux ramifications tentaculaires a emporté dans son sillage pas moins de 14 cadres de la compagnie dont Mohamed Meziane ex-P-DG de Sonatrach et ses deux fils, le directeur exécutif des activités centrales, la directrice du bureau d’études, le directeur du groupe allemand FunkwerkPlettac Contel et l’ancien directeur général du CPA. L’enquête les concernant avait révélé qu’ils avaient conclu de gros contrats douteux avec des entreprises étrangères alors que certains d’entre eux détenaient des comptes à l’étranger alimentés grâce à ces transactions illégales. L’instruction avait révélé l’existence d’un «véritable réseau international de corruption dont les ramifications s’étendent à tous les continents», avait déclaré, le 2 juillet 2013, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Mohamed Charfi . L’enquête avait permis de découvrir «des faits ne concernant pas l’affaire «Sonatrach 1», mais pouvant être qualifiés de corruption et de blanchiment d’argent» avait indiqué le ministre. La justice n’allait pas être au bout de sa peine. Qui sont ces nouveaux acteurs dont l’identité n’a pas encore été révélée? «Certaines personnes sont sous mandat de dépôt alors que d’autres sont sous contrôle judiciaire...des fonds déposés dans des comptes domiciliés à l’étranger font actuellement l’objet de mesures en vue de leur récupération», répondra le ministre.

Sonatrach 2
L’on pensait que le nom du ministre de l’Energie et des Mines qui revenait souvent dans cette affaire n’allait pas être éclaboussé par ce gros scandale qui commençait à prendre des allures d’affaire d’Etat. L’ex-patron de Sonatrach lui a même servi de paravent. Mohamed Meziane a toujours nié avoir déclaré «agir sous l’influence de l’ex-ministre Chakib Khelil», a affirmé Mohcène Amara, son avocat. On disait aussi l’homme très proche de l’ex-président de la République et qu’il était de facto sous sa protection. Des indices avaient été fournis , mais on était loin d’imaginer que cela irait aussi loin. Certains noms étaient considérés comme intouchables. Trop puissants. Comment imaginer dans ce cas leur chute. La suite allait ressembler à un grand coup de tonnerre. Le 12 août 2013, le procureur général près la cour d’Alger, Belkacem Zeghmati , lance un mandat d’arrêt international contre l’ex-ministre de l’Energie. Chakib Khelil, son épouse, leurs deux enfants, Farid Bedjaoui (neveu de l’ex-patron de la diplomatie algérienne) et quatre autres personnes. En mars 2016, le mandat d’arrêt est annulé et Belkacem Zeghmati limogé par décret présidentiel. L’ex-ministre de l’Énergie et ex-P-DG de la compagnie nationale des hydrocarbures a été convoqué, hier, par la Cour suprême. L’affaire Sonatrach se jouera probablement à plus de deux actes.Pour ce qui est du dossier de l’autoroute Est-Ouest, le principal accusé, à savoir l’ex-directeur des nouveaux projets à l’ANA, placé sous mandat de dépôt, avait fait des révélations graves sur les malversations dans les marchés de réalisation des tronçons d’autoroute, attribués au groupe japonais Kojal. Mais aussi, la sous-traitance dont ont bénéficié de nombreuses sociétés, appartenant aux proches de hauts responsables. La réalisation de ce mégaprojet qui aurait dû coûter 7 milliards de dollars en a englouti le double. Amar Ghoul devra en répondre.

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