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Ils s’accusent mutuellement

Les islamistes à couteaux tirés

Les islamistes montrent une espèce de volte-face qui apparaît comme une forme de donquichottisme qui provoque l’hilarité.

Les islamistes ne savent plus à quel saint se vouer, ils naviguent à vue, leurs dernières attitudes renseignent sur l’état piteux du point de vue politique dans lequel ils sont plongés. La mouvance islamiste montre chaque jour son incohérence politique et ses divisions qui ont été dissimulées pendant longtemps. L’élection de Slimane Chenine à la tête de l’Assemblée populaire nationale (APN) n’a pas eu l’effet que beaucoup d’observateurs politiques attendaient pensant que ce choix allait cimenter et consolider la mouvance islamiste dans la perspective de se redéployer politiquement et s’emparer du devant de la scène politique nationale. Concernant l’effet Chenine, de nombreux analystes avertis de la chose politique s’attendaient à une attaque frontale de la part de la mouvance démocratique quant à ce choix qui a placé un islamiste à la tête de l’auguste assemblée. Or, l’effet contraire qui s’est produit, à savoir que cette annonce qui a trait à la présidence de l’APN assurée actuellement par l’islamiste Slimane Chenine, a suscité plus de l’ire, surtout chez sa famille traditionnelle, alors que tout le monde pensait que l’unanimité allait s’exprimer sans ambages et sans désaccord au sein de ladite mouvance islamiste. Contrairement aux analyses qui se focalisaient sur la nouvelle démarche du pouvoir effectif en consacrant l’approche et la conception qui s’arc-boute sur le rapprochement avec les islamistes pour avoir une marge de manœuvre dans la perspective de se recycler et redistribuer à nouveau les cartes, l’effet obtenu a enfoncé davantage les islamistes dans l’émiettement et l’effritement. Personne ne s’attendait à cette situation kafkaïenne qui frappe de plein fouet les islamistes qui ont montré que les strapontins et les privilèges politiques font partie intégrante de leur existence politique en tant que mouvance qui formule des slogans intimement liés à des valeurs et des référentiels strictement religieux. Cette anthropophagie qui gagne fébrilement les différentes variantes de l’islam politique en Algérie démasque le vrai visage de celui-ci qui donnait une image « idyllique », voire platonique à sa démarche politique en se dissimulant derrière un paravent moral et moralisant à la fois.
Le coup est venu surtout du Mouvement de la société pour la paix (MSP), l’ancienne structure qui a vu Slimane Chenine exercer ses premières balbutiements en politique aux côtés du fondateur du mouvement, à savoir Mahfoud Nahnah, puis est devenu son homme de confiance au point où il avait été désigné comme son directeur de cabinet. Chenine qui faisait partie du groupe de transfuges qui ont rompu le lien avec le MSP durant la période où Bouguerra Soltani était aux commandes du MSP, a regagné le mouvement el Binaa fondé par celui qui était ministre du Tourisme durant la période où Nahnah avait ordonné à ses cadres d’intégrer le gouvernement et constituer une alliance politique avec le pouvoir, à savoir Abdelkader Bengrina. Le MSP de Abderrezak Makri qui a tout fait pour se rapprocher des vrais décideurs, a été le premier à annoncer la couleur, mais c’est une couleur qui prête à confusion, le MSP n’est ni pour ni contre le choix de Slimane Chenine à la tête de l’APN. Quant au parti de Djaballah, El Adala en l’occurrence, la position était limpide et claire, c’est-à-dire le rejet de ce choix en soulignant que « l’élection de Slimane Chenine ne reflète pas forcément la position officielle de notre parti. Le paradoxe dans ces positions de la même mouvance, est le fait que Chenine était le chef du groupe parlementaire de l’union Nahda-Adala-Binaa au sein de l’Assemblée populaire nationale.
On assiste à une situation burlesque qui frappe la mouvance islamiste, c’est une situation inédite où les islamistes apportent de l’eau au moulin à un pouvoir effectif qu’ils qualifaient d’illégitime et de despotique, il y a de cela quelques mois avant l’émergence du Mouvement populaire et son élan salvateur et historique.

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