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Elle a réuni des dizaines de participants

Les trois leçons d’une conférence

L’Algérie est capable de s’en sortir par la seule volonté de ses enfants.

Les représentants de la société civile ont réalisé, hier, trois exploits au moins. Le premier est d’avoir été au terme de la mission qu’ils se sont définie, à savoir organiser une Conférence nationale. Ce n’était pas gagné d’avance en raison du nombre important de participants, du rythme que tous se sont imposés et des étapes qu’il fallait passer pour parvenir au résultat d’hier. Le second exploit tient de la grande diversité idéologique et politique des associations, syndicats et organisations qui ont pris part à la rencontre. Dans les 80 collectifs, il y avait de tout. Du laïc pur et dur à l’islamiste convaincu, en passant par les partisans convaincus par l’option développée par les autorités dans la gestion de la crise. Dans la salle, trop exiguë pour les porter tous, l’on a entendu tous les discours qui ont cours dans les manifestations des vendredis. Il est même arrivé que certains s’ennuient des propos tenus par d’autres, qualifiés de dépassés par les événements ou carrément irréalistes. Mais force était de constater qu’il n’y a eu aucune saute d’humeur. Les participants ne sont pas sortis de leurs gonds. Ils ont fait l’effort de s’écouter mutuellement. Et c’est cette attitude qui a permis à tous ces animateurs de la société civile de découvrir qu’ils convergeaient sur quelques points. Or, il s’est trouvé que lesdits points représentaient l’essentiel.
Le troisième exploit de la conférence nationale est d’avoir fourni le premier document digne de ce nom sur lequel il est possible de se pencher pour trouver une issue à la crise institutionnelle. Il faut bien le reconnaître que depuis la démission de l’ancien président de la République, le 2 avril dernier, une multitude de plans de travail ont été soumis à l’opinion nationale. Il y a eu autant de feuilles de route que ce que l’Algérie compte comme partis politiques et de personnalités nationales. Mais aucune n’a dépassé le stade de l’annonce. Les associations et les syndicats ne se sont pas contentés comme l’ont fait les partis politiques, d’accoucher, chacun dans son coin, d’une feuille de route et attendre que les autres l’adoptent sans débat. Ils se sont réunis quatre fois, confronté leurs points de vue et tombés d’accord sur un seul texte, cela malgré leurs différences idéologiques. Ces trois exploits de la société civile apportent la preuve, si besoin qu’il existe, dans ce pays, un espace et un temps où l’idéologie n’a pas sa place. L’on a surtout déduit que l’Algérie est capable de s’en sortir par la seule volonté de ses enfants. Il reste cependant, que la mission n’est pas finie, pour autant. Car ladite mission n’est pas du fait de la société civile uniquement. Les partis politiques et les autorités du pays doivent, eux aussi, faire leur part du travail. La voie est toute tracée : il faut transcender les considérations idéologiques…

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