{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

La classe moyenne est exclue des vacances

Les vacances coûtent «les yeux de la tête» !

Qu’il s’agisse de séjour dans des hôtels, dans des campings ou encore dans des maisons louées pas loin de la mer ou au milieu de la forêt, les prix sont excessivement chers.

Les vacances coûtent cher en Algérie. Ce n’est un secret pour personne. Les parents se convertissent en super comptables, et se serrent la ceinture durant des mois, juste pour faire plaisir à leurs enfants et leur offrir des vacances dignes de ce nom. Et encore, même avec l’austérité, il reste à dire que la majorité des Algériens est, malheureusement, privée de vacances.
Le sort reste le même, mais les causes diffèrent d’une famille à l’autre. Qu’il s’agisse de séjours dans des hôtels, dans des campings ou encore dans des maisons louées pas loin de la mer ou au milieu de la forêt, les prix sont excessivement chers et injustifiés. Un simple séjour coûte les yeux de la tête et les prix proposés sont inabordables. Pis encore, selon les témoignages recueillis, le rapport qualité/prix n’est pas du tout avantageux. Les tarifs proposés constituent, en réalité, une offre sélective, une sorte de nivellement par le haut. Les agences de voyages, contactées par nos soins, hier, reconnaissent la flambée des prix et regrettent la «situation». La crise politique et économique que traverse le pays depuis quelques mois, complique davantage la situation. «Chacun choisissait sa destination de vacances en fonction de son budget ; pour cet été les données ont changé. Visiblement, le Hirak a bel et bien chamboulé les projets des Algériens», souligne Lamia Boussidi, gérante d’une agence de tourisme située sur les hauteurs d’Alger... Pour elle, cet été est exceptionnel, au vu des événements que traverse le pays. Elle a relevé qu’à présent, le nombre de personnes qui partent en voyage durant cette période est de loin inférieur à celui de l’été dernier. «Les séjours en Algérie sont très chers et ne sont pas à la portée de la majorité des Algériens», regrette la même gérante en abordant la problématique du refus de visa. «Il ne s’agit plus de la France, Espagne et autres pays européens, le refus de visa pour les algériens est devenu un véritable problème», regrette la même responsable. «La Turquie n’accorde plus de visa comme auparavant. L’Egypte refuse un visa sur quatre demandes chose qui n’était pas assez fréquente au passé», regrette-telle encore une fois. Le gérant d’une autre agence touristique se plaint du même problème. Le refus de visa demeure un cauchemar pour les agences de voyage. «Le refus de visa nous pénalise, notamment pour les jeunes. Qui voyage à l’étranger maintenant ? si ce n’est les jeunes », souligne Karim, agent d’une agence de voyages située à Oued Romane. Les discours sont unanimes.
C’est une impasse, puisque les séjours en Algérie, sont inabordables et les visas sont refusés. «Le passeport algérien est classé à la 71e position, au même titre que celui de la Guinée, de la Mauritanie et de Madagascar… Ce qui fait que l’Algérien est privé des meilleures destinations», dit-il. Il reste à souligner que le passeport algérien permet ainsi de voyager dans 59 pays à travers le monde, sans avoir besoin d’un visa d’entrée. Par ailleurs, la Tunisie reste la meilleure destination choisie par les Algériens, «par défaut». «Il est un peu trop tôt, mais il faut savoir que d’ici quelques semaines, un tsunami humain envahira la Tunisie, comme chaque année», ajoutant, en outre que «c’est la première destination visitée par les Algériens pendant la saison estivale», fait savoir encore une autre fois le même agent de tourisme. «Les Algériens préfèrent la Tunisie, à cause des prix abordables pour un séjour d’une semaine dans des hôtels respectables et corrects», souligne-t-il, expliquant que nos compatriotes privilégient cette destination à cause de la possibilité de voyager par route, «ce qui leur revient moins cher que de prendre l’avion». Ali, un père de trois enfants, nous a raconté qu’il lui a fallu 2 ans d’économies pour pouvoir offrir à sa famille un séjour de 12 jours en Algérie.
Malgré le prix inaccessible, je suis déçu par le rapport qualité/prix et le manque de sérieux dans les services. Le même séjour m’aurait coûté moins cher en Tunisie», regrette-t-il. Visiblement, le vent de la protestation a soufflé très fort et a même fini par emporter les vacances avec…
 .

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours