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41 jours Après son incarcération à Blida

Mme Hanoune entendue par le juge

« Une deuxième demande de sa libération provisoire sera déposée au cours de la semaine prochaine.»

La secrétaire générale du Parti du travailleurs (PT), Louisa Hanoune, a été présentée, hier, devant le juge d’instruction près le tribunal militaire de Blida. Ses avocats n’écartent pas sa libération. En détention provisoire dans une prison civile depuis le 9 mai dernier, elle est poursuivie dans l’affaire d’«atteinte à l’autorité de l’Armée et complot contre l’autorité de l’Etat». Elle avait été entendue «dans le cadre de l’enquête ouverte contre Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Saïd Bouteflika». Son incarcération a suscité de vives réactions de la classe politique, tant au niveau national qu’international. Après 41 jours d’incarcération à Blida, «la secrétaire générale du Parti des travailleurs se porte mal, son état de santé se détériore dangereusement et sa vie est en danger». C’est ce qu’a déclaré, avant-hier à Alger, son avocat, Me Salah Dabouz, en se basant sur le rapport médical élaboré par des médecins traitants de Mme Hanoune. Le député de cette formation, Ramedhan Taâzibt a réitéré que «Louisa Hanoune est une détenue politique et son incarcération constitue une criminalisation de l’exercice politique et une atteinte au multipartisme». Ce qui lui est reproché c’est de vouloir «changer le régime». Autrement dit, «elle est emprisonnée pour ses positions politiques», a-t-il ajouté. «Certes, elle a participé à une réunion, qui a duré une heure, organisée par Saïd Bouteflika et le général à la retraite Mohamed Mediène, dit Toufik pour étudier des sorties de crise politique provoquée par le soulèvement populaire du 22 février contre le régime de Bouteflika. Cependant, elle n’a jamais pris part à cette autre supposée grande rencontre tenue en présence de l‘ambassadeur de France en Algérie, qui s’est avérée une fake news, destinée à préparer l’opinion publique sur les interpellations et incarcérations qui s’en sont suivies», a-t-il fait savoir. L’avocat Dabouz, qui plaide pour l’annulation des ordonnances de placement en détention provisoire jusqu’à ce que les juges maîtrisent, enfin, le concept de «la gravité des faits » qui motive la mise sous mandat de dépôt. Par ailleurs, «une deuxième demande de sa libération provisoire sera déposée au cours de la semaine prochaine», a-t-on fait savoir.
Dans ce contexte, «la campagne de mobilisation internationale pour sa libération se déroule dans 74 pays à travers le monde», est-il noté. Sur un autre plan, «il est recensé environ 126 détenus d’opinion anonymes en Algérie parmi les blogueurs et militants politiques», a-t-on révélé. La moudjahida Zohra Drif-Bitat, coordinatrice dudit comité, a jugé que «la libération de Louisa Hanoune est un gage de bonne volonté et de la sincérité de l’appel au dialogue pour trouver une solution à l’impasse politique actuelle».
«Il ne peut y avoir de dialogue qui regroupera ceux qui aiment ce pays sans Louisa Hanoune, qui n’a jamais cessé de mettre l’intérêt du pays au-dessus de toute autre considération», dixit Mme Bitat.
L’universitaire et acteur politique, le docteur Mohamed Arezki Ferrad a, quant à lui, souligné «la nécessité de prendre des mesures d’apaisement et de décrispation politiques comme le déverrouillage du champ politique et la libération des détenus d’opinion parmi eux Louisa Hanoune, avant d’amorcer le dialogue national auquel a appelé le chef d’état-major de l’armée, Ahmed Gaïd Salah».
Enfin, le comité a lancé un appel à un rassemblement aujourd’hui devant le siège du parti, tandis que des sit-in sont prévus devant les consulats et ambassades dans plusieurs dizaines de capitales étrangères, a précisé Taâzibt.

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