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Abdelhamid Benhamla, journaliste éditeur de presse électronique, à L’Expression

«Nous maintiendrons le cap du Hirak»

Dans une réaction à chaud, après l’installation de la commission consultative du panel, la première pensée de Abdelhamid Benhamla va vers la jeunesse et ils nous dit pourquoi.

L’Expression : Vous êtes membre du conseil consultatif de l’Instance nationale de dialogue et de médiation. Quelles sont les raisons qui vous ont poussé à accepter cette délicate mission?

Abdelhamid Benhamla : Notre génération n’a jamais refusé de mission quelle qu’en soit sa nature. Vous me surprenez avec vos questions parce que nous n’avons pas organisé encore notre première réunion. Je ne parlerai pas au nom du conseil consultatif et encore moins au nom du comité du dialogue et de la médiation, mais je peux vous dire de manière générale que l’Algérie avec tout ce qu’elle a comme structures, institutions chargées de la prospective, des études stratégiques, n’a pas vu venir une nouvelle génération, un autre peuple oserai-je dire. Cette génération a été façonnée par le déni, la pauvreté, l’isolement, le chômage et aussi par les nouvelles technologies et enfin, par la mondialisation. Je n’ai pas souvenance, à notre époque, de voir nos amis manifestants nettoyer les rues. Je n’ai pas souvenance qu’une masse de jeunes non encadrée fasse des choses d’une beauté inouie. Aller en Egypte faire face à l’adversité en rendant visite à la famille d’Abou Trika, et scandant son nom à la 22ème minute et ne jamais oublier Palestine Echouhadha. Vous pensez que notre génération va les laisser faire ? Nous ferons tout pour réduire les délais pour que le peuple gagne. Cette victoire sera celle du Hirak. Quand celui-ci verra sa lutte finir avec une autre République.

Quelle est la mission du conseil ?
C’est une force de proposition, il travaille en amont par rapport au développement de l’action de l’Instance nationale de dialogue et de médiation.

Pensez-vous pouvoir convaincre les Algériens du bien-fondé du dialogue, face à une hostilité annoncée par certaines organisations de la société civile ?
Si cette virulence qui n’est pas aussi sévère que l’on pense, n’existait pas, il fallait la créer. Il va falloir sérier les revendications et travailler en vue de convaincre les pouvoirs publics et les amener à prendre des mesures d’apaisement parce qu’il est impératif que le Hirak reste dans «salmia» et khaoua/khaoua. «Yatnahaou ga3» est maintenant reconnu à l’échelle internationale. Il est sur Wikipédia m’a-t-on dit. Je souhaite personnellement que le Hirak se poursuive jusqu’à l’avènement de la nouvelle République.

Quel pourrait être l’apport du Mouvement populaire pour l’accomplissement de votre mission ?
Il faut qu’il poursuive son combat qui est celui du peuple en entier. Il faut que notre génération comprenne que ces jeunes sont mûrs et n’ont pas besoin d’assistance, ni de conseils d’ailleurs. Nous devons arriver à réduire au maximum les antagonismes, nous devons surveiller les processus en cours et l’Instance nationale de dialogue et de médiation maintient le cap malgré beaucoup d’adversité. S.B.

Profil de certains membres du comité des sages
Le panel de médiation a désigné, hier un comité de sages composé de 41 personnalités parmi d’anciens ministres, de syndicalistes, d’universitaires et d’acteurs de la société civile. Parmi eux, le docteur Abderrahmane Ayadi ,le professeur Rachid Djennane , les anciens ministres : Bouchama Kamal, Mohamed Aziz Derouaz et Mouldi Aissaoui, ainsi que le syndicaliste Abdelhafid Milat
et Saïda Neghza.

Kamel Bouchama est un ancien dirigeant du FLN, ancien ministre de la Jeunesse et des Sports (1984-1988), il a occupé le poste d’ambassadeur d’Algérie en Syrie au début des années 2000, autrement dit sous l’ère Bouteflika. Il a publié de nombreux articles dans la presse nationale et dans des journaux du Moyen-Orient et est l’auteur d’une douzaine d’ouvrages.

Mohamed Aziz Derouaz est ancien ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement d’Ahmed Ouyahia.
En 1991, il s’est porté candidat aux élections législatives pour le Front des forces socialistes à Alger-Centre. En 2004 et en 2014, il prend part aux campagnes électorales d’Ali Benflis, candidat aux élections présidentielles.
En septembre 1995, il occupe le poste de président du Conseil supérieur de la jeunesse (CSJ), une institution consultative placée auprès de la présidence de la République. Il est également nommé à la tête de l’Equipe nationale d’Algérie avec laquelle il remporte cinq victoires consécutives en championnat d’Afrique des nations. De plus, il est à la tête de l’équipe algérienne lors de trois éditions des jeux olympiques (Moscou 1980, Los Angeles 1984 et Séoul 1988 et deux Championnats du monde (Allemagne 1982 et Suisse 1986.

Mouldi Aïssaoui : Cet ancien footballeur de l’USMA, est devenu ministre de la Jeunesse et des Sports dans le gouvernement d’ Ahmed Ouyahia en 1996.
Il a également occupé le poste de président de la Fédération algérienne de football (FAF).

Saïda Neghza est une femme d’affaires et actuelle présidente de la Confédération générale des entreprises algériennes (Cgea). Il faut rappeler que cette Constantinoise s’est distinguée, notamment pour son hostilité envers le patron du FCE, Ali Haddad.

Abdelhafid Milat est le coordinateur national du Conseil national des enseignants du supérieur. Il a apporté le13 juillet dernier un soutien inconditionnel au chef d’état-major Ahmed Gaïd Salah , en plaidant pour « une présidentielle dans les plus brefs délais ».

Docteur Ayadi Abderrahmane est docteur en médecine, psychiatrie d’urgence et des catastrophes.

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