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Constitution : Oran

Oui pour un changement radical

Entre les Hirakistes et les partisans du référendum, les deux parties aspirent au changement.

Derrière le somptueux boulevard de l'ALN, ex-Front de mer, se cache plus d'un million d'électeurs faisant le poids à chacun des rendez-vous électoraux. La place du 1er-Novembre continue à constituer le point de chute des révolutionnaires militants, convaincus que l'heureux épilogue, ou encore le changement, est une question de temps.
L'amendement du texte fondamental étant décidé, les Oranais suivent de près l'actualité, les débats et l'évolution de la situation politique. Entre les pour et les contre, il est encore prématuré de s'exprimer. Les Oranais, connus pour leur patience, ne «s'aventurent» pas, quant à avancer un avis avant qu'ils ne cernent la question sous tous ses angles. Il s'agit particulièrement des connaisseurs de la chose politique, ces derniers observent, dans leur majorité, le silence radio. D'autant plus que plusieurs d'entre eux sont connus pour avoir joué le rôle de premier ordre dans la propagation et l'instauration de l'ancien système. Leur retour sur les devants de la scène politique est d'autant plus encombrant qu'ils ont opté pour se ne pas s'exhiber, désertant ainsi le terrain en le laissant aux citoyens, aux habitants des quartiers populaires et aux victimes de la période bouteflikiste s'exprimer librement en abordant toutes les questions, y compris celles qui exaspèrent, pour peu qu'elles soient argumentées et posées dans le respect de la bienséance loin des amalgames et des injures. La rue, ne désespérant pas, gronde de plus en plus attendant, loin de toute inquiétude, l'avènement du changement revendiqué. Entre les Hirakistes et les partisans inconditionnels du référendum, le fossé n'est pas large: les deux parties sont unanimes en aspirant au changement. C'est le cas du commerçant Smaïl, ce dernier ne voit en rien «l'utilité de la tenue du référendum alors que le peuple a tranché depuis le 22 février 2019». Pour lui, «le suffrage décidé pour le 1er novembre est une question de formalité». Idem pour son employé, Rabah, ce dernier estime que «le 1er novembre est une journée gagnante, les forces du bien ont vaincu celles du mal», insinuation faite à la nuit durant laquelle a été déclenchée la guerre de Libération nationale. «Je prendrai part à la bataille prévue pour cette journée», dira Rabah, tout enthousiaste. Lounès, un client rencontré dans le même commerce ne dissimule pas, lui aussi, sa joie en adoptant ce 1er novembre comme journée historique dès, a-t-il expliqué, avoir su pour la première fois que «l'Algérie a arraché son indépendance grâce au 1er novembre». «En ce 1er novembre, nous allons arracher notre Algérie des griffes de ceux l'ayant pris en otage près de 60 ans.» Les employées Nassima, Salima, Halima, Nadia et Bakhta reprennent en «choeur» les slogans et les revendications du Hirak ambitionnant que ces derniers soient pris en compte dans la nouvelle Constitution proposée à l'approbation populaire». «Nous sommes sortis à partir du 22 février arracher nos libertés, nos droits et notre droit au changement.» «Tebboune nous a promis le changement en procédant à des changements radicaux», ont-elles expliqué. 

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