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Lutte contre la corruption

« Pas de limites et pas d’exception»

« Ce qu’on appelait à l’époque réforme de la justice n’était malheureusement que des paroles en l’air», a regretté Gaïd Salah.

L’heure des comptes est arrivée, pour certains responsables l’argent public leur appartenait, réforme de la justice : des paroles en l’air, pas de limites dans la lutte contre la corruption. C’est de ce lexique fort qu’a usé hier, le chef d’état-major, Ahmed Gaïd Salah pour resituer l’ampleur du drame et exprimer la gravité du phénomène de la corruption qui a ébranlé jusqu’aux fondements de l’Etat algérien. Le vice-ministre de la Défense a dressé un implacable réquisitoire contre des dirigeants indignes de la responsabilité dont ils ont été chargés. Les choix économiques non fondés de ces mêmes responsables et leur gestion hasardeuse sont à l’origine des maux que vit le pays. «Il s’avère maintenant que la cause fondamentale de la crise économique dont souffre notre pays est un problème de gestion en premier lieu (…)», a dénoncé Ahmed Gaïd Salah dans son discours à Béchar ajoutant que cette gestion «illégale», a permis de créer «des projets stériles et sans intérêts réels pour l’économie nationale. Ils ont été octroyés de manière sélective, et à des montants astronomiques sous forme de crédits». Plus grave encore, est le fait que ces mêmes responsables pensaient qu’ils étaient les héritiers de l’argent public. «Les deniers publics étaient pour certains gestionnaires, de l’argent commun, voire permis, où ils se servaient à volonté quand ils voulaient en toute impunité et sans contrôle (…)», a encore estimé le chef d’état-major. Ce terrible constat étant fait et établi, Gaïd Salah s’en remet à la justice qu’il assure du soutien indéfectible de son institution, avant de lancer que la lutte contre la corruption «n’admet aucune limite et qu’aucune exception ne sera faite à quiconque». Dans ce combat implacable contre la corruption, il n’y a plus de place pour les tergiversations car pour le vice- ministre de la Défense, «l’heure des comptes est arrivée et le temps d’assainir notre pays de toute personne malhonnête qui s’est laissée tenter de troubler la vie quotidienne du peuple algérien par de telles pratiques et de tout ce qui a obstrué les horizons face aux Algériens et semé la peur, voire le désespoir en l’avenir». L’état-major de l’armée fait sien ce combat et «veillera à entreprendre avec détermination, posant ainsi les jalons de l’affranchissement de l’Algérie du vice de la corruption et des corrupteurs avant la tenue de la prochaine élection présidentielle». Pour l’institution militaire, la corruption qui gangrène le pays n’est pas un accident de parcours ou de gestion, mais une pratique voulue et préparée. «Il apparaît clairement qu’il a été procédé par le passé et de manière délibérée, à la mise en place des conditions propices à la pratique de la corruption», révèle Gaïd Salah dans son discours avant de torpiller, entre autres, l’ancien ministre de la Justice Tayeb Louh : «Il apparaît également à travers cela que ce qu’on appelait à l’époque réforme de la justice n’était malheureusement que des paroles en l’air et des réformes creuses qui, bien au contraire, ont encouragé les corrompus à persister dans leurs méfaits …»

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