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Les différentes tendances politiques confirment l’urgence du dialogue

Priorité à la «présidentielle»

L’important est déjà acquis, à savoir l’organisation du scrutin par une commission indépendante.

Pour les mêmes raisons que l’ex-président de l’APN, Karim Younès, l’ancien chef du gouvernement, Mokdad Sifi, a accepté de faire partie des personnalités contactées par le forum civil pour le changement, pour la médiation et la gestion du dialogue pour une sortie de crise. Il a affirmé qu’«aucun patriote ne peut refuser un tel honneur (…) ce n’est qu’à travers le dialogue que l’on tracera le chemin vers la sortie de la crise». Le propos est on ne peut plus clair et traduit la détermination de l’ancien chef de gouvernement d’amorcer sans délais le processus afin de hâter la solution. Pour Sifi, «il est urgent de préciser les modalités et les conditions, qui doivent accompagner le dialogue», sachant que chaque jour perdu ajoute à la complexité de la situation et pousse au pourrissement. Cette conviction est partagée par nombre d’acteurs politiques et de la société civile qui militent pour l’entame d’un dialogue inclusif devant mener vers une présidentielle pluraliste et transparente. Dans ce contexte, Sifi, au même titre que Younès et certainement d’autres personnalités dont les noms ont circulé sur la place publique, affiche un optimisme certain et considère qu’« après la réaction positive du chef de l’Etat, les solutions pour la crise peuvent s’entrevoir dans des délais assez courts». Il reste cependant que la posture prise par le président intérimaire de la République, bien que très positive, en ce sens qu’il a validé la liste proposée par le Forum civil pour le changement, oblige un acte concret confirmant un discours ayant suscité l’espoir. Il est évident que le temps presse et toute tergiversation risque d’être payée cash. Le nombre de personnalités, qui ont mis en exergue l’urgence d’une élection présidentielle pour fermer la porte à toute déviance, ne se compte plus et le rapprochement très remarqué entre la présidence de l’Etat et la scène politique et le mouvement associatif, apporte la dose de concordance nécessaire pour crédibiliser la démarche du Forum civil pour le changement, à condition, cependant, que tout ce beau monde passe à l’acte et engrange des «victoires» sur le terrain. C’est, bien entendu, ce chaînon qui manque pour donner tout son sens à un dialogue dont les contours sont connus et font le consensus au sein de la sphère partisane, comme au niveau de la société civile. En fait, après les développements qu’a connus la scène nationale, l’impression qui se dégage est celle d’un coureur dans le «starting-block», attendant le coup d’envoi d’une course. Cela étant, pour les observateurs, le plus grand défi est sans conteste, l’acceptation de ces propositions par le Hirak. Ils estiment, devant cette multitude d’initiatives de dialogue et de concertations pour rassembler toutes les forces actives du pays, autour d’un consensus, que rien ne peut se faire sans l’avis du peuple. Mais ce dernier peut très bien donner son aval à un dialogue qui «accouche» de mesures d’apaisement visibles et «mesurables». Des activistes libérés et un nouveau gouvernement apporteront un éclairage suffisant pour regagner la confiance du peuple. Quant au reste, il n’existe aucun écueil. Dans son discours du 3 juillet, le chef de l’Etat a tout dit et tout accordé à la classe politique et à la société civile.
Cela ne contredit pas un dialogue inclusif, puisque la juxtaposition de toutes les propositions pour y décanter une vision consensuelle qui favoriserait une sortie de crise rapide, est tout à fait réalisable. L’important est déjà acquis, à savoir l’organisation de l’élection présidentielle par une commission indépendante.
Pour certains observateurs, il est impératif de faire la jonction entre toutes les initiatives, afin d’identifier une voie à même de réaliser le consensus. Il faut dire qu’au train où vont les choses, et devant le grand risque de vide institutionnel, compliqué par une crise économique aiguë, il est plus que grand temps de passer à l’acte pour valoriser les actions et les propositions. Cela se fera certainement sous l’œil vigilant du Mouvement populaire, qui devra de toute façon continuer de jouer son rôle de gardien et de seul décideur, en ce sens qu’il reviendra aux électeurs d’en décider en dernier ressort.

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