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Locaux du président, à Bouira

Une gestion catastrophique

Lors du conseil de wilaya tenu jeudi dernier, il a été question de deux très importantes décisions discutées et évaluées par l’exécutif de la wilaya.

Le premier grand point débattu reste ces locaux dits du président. Comme chacun le sait, le président Bouteflika avait, dès son investiture, lancé une opération de réalisation de 100 locaux commerciaux par commune qui allait devenir un réel problème pour les élus et les responsables locaux en charge de leur gestion. Bouira compte 45 communes.
La multiplication devait donner 4 500 locaux. «Où est passée la différence ?» s’est demandé le premier responsable, le wali Limani. Dans leurs rapports, les directions directement concernées parlent de 2 575 locaux à travers la wilaya. Il en a été réalisé 2 353 et distribué 1 866.399 locaux ont fait l’objet d’un réaménagement en structure de service public. 948 locaux sont à ce jour exploités ainsi que 487, quand 918 sont toujours fermés, alors que 487 ne sont toujours pas encore distribués. Dans cette situation catastrophique, le cas des 98 locaux de la commune d’El Esnam reste un cas d’école.
Réalisés en bordure de la RN5, une intense activité commerciale est née autour de ces locaux, dégradés et devenus un lieu de débauche. Ces locaux pouvaient contenir une école, une structure d’utilité publique au lieu d’être livrés à la nature et ses aléas. L’occasion a été aussi saisie pour essayer de comprendre les raisons d’une défaillance qui aura coûté au Trésor public des milliards de dinars.
A leur lancement, ces locaux ont été domiciliés dans des zones non commerçantes, groupés sur un seul site d’où la réticence des jeunes à s’y aventurer et à y exercer leurs activités.
Même les locaux attribués ont été vite reconvertis en dépôt. Cette opération, finalement, n’a pas créé un seul poste d’emploi, d’où l’obligation de revoir le dossier. Parmi les décisions retenues, celle de la restitution des locaux attribués, mais non exploités.
Aller vers leur affectation à des organismes publics en mesure d’assurer des prestations en direction du citoyen. Même l’appellation «locaux du président» devrait disparaître en ce moment du Hirak, un soulèvement contre cette mauvaise gestion qui a ruiné le pays pendant 20 ans.

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