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Rassemblement des journalistes pour dénoncer les agressions et les intimidations

Une présence timide

Les journalistes présents se sont entendus sur l’obligation de porter un brassard dans les manifestations.

La solidarité fait défaut. L’appel lancé par un groupe de journalistes n’a pas eu d’écho. Le rassemblement tenu, hier, à la place de la Liberté de la presse à Alger pour dénoncer les agressions et les intimidations a enregistré une présence timide.
Les journalistes n’étaient pas nombreux à faire le déplacement. Entre journalistes, photographes et caméramans, ils étaient en tout une cinquantaine sur les lieux. Un chiffre qui reste insignifiant devant le nombre important de la corporation qui compte plus de 4000 représentants. Une scène qui démontre encore une fois l’absence de la solidarité au sein de la famille de la presse, laquelle n’arrive toujours pas à se structurer.
Le rassemblement, d’hier, avait pour but de dénoncer les agressions et les intimidations dont ont été victimes des confrères lors des marches des étudiants et du mouvement populaire du vendredi. «Les journalistes sont malmenés par les services de sécurité et même par les manifestants qui les pointent du doigt en les accusant de soutenir le système», a affirmé Naila Benrahal, membre de ce groupe et journaliste au quotidien Horizon. Cette consœur estime qu’il est temps de dénoncer les agissements et les intimidations contre la presse. «Cette action concerne chacun de nous car il s’agit d’abord de notre sécurité et de notre droit à la protection pour pouvoir effectuer notre mission convenablement», a affirmé de son côté Abdelkrim Assaba, journaliste au quotidien El-Nasr. De son côté Farouk Battich, photographe à l’AFP, l’une des victimes, a tenu à témoigner sur le comportement de certains agents de sécurité qui s’en prennent souvent à des journalistes les empêchant de faire leur travail. «Nous subissons souvent des agressions physiques et morales sur le terrain», témoigne-t-il en souhaitant que ce genre de comportement soit banni par l’institution de la Dgsn.
Ce rassemblement a permis aux journalistes de faire le point sur leur situation et les problèmes qui entravent leur mission. Après un débat, les participants ont pris comme résolution de tenir des rencontres-débat pour pouvoir discuter des problèmes et des défis de la corporation. Ils se sont même entendus sur la nécessité de porter un brassard dans les manifestations en vue d’assurer leur sécurité. «Le journaliste de terrain doit porter un brassard pour qu’il puisse être identifié et faire son travail convenablement», a suggéré Toufik Amrani, l’un des initiateurs de ce mouvement. Hier, une délégation de la Dgsn a été chargée d’entendre les victimes pour qu’ils puissent avoir le maximum de détails sur les dernières agressions qui font l’objet d’enquête.

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