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En marge de l’installation des magistrats de la cour d’Oran

Zeghmati rappelle les fondamentaux

Le ministre de la Justice appelle les magistrats à éviter d’être influencés par les événements de l’heure.

Pas toujours facile de fédérer une équipe autour d’un projet commun et faire que tout le monde ait les yeux rivés sur un même objectif.
Le ministre de la Justice semble l’avoir bien compris, raison pour laquelle il multiplie les déclarations publiques ces derniers jours. Belkacem Zeghmati, tel un bon chef qui tient absolument à réussir sa mission, booste son équipe et la motive. A partir d’Oran où il s’est déplacé, hier, pour l’installation du nouveau président et du nouveau procureur général de la cour d’Oran, il a prononcé un nouveau discours à l’adresse des hommes et des femmes de loi. Son message était franc et direct. Il renfermait autant de fermeté que d’empathie. «L’indépendance de la justice n’est pas un privilège offert au magistrat, c’est un devoir qui s’impose à lui », a commencé par prévenir le ministre.
Le devoir, explique le ministre, est la responsabilité du juge de rendre justice aux citoyens dans leurs droits et libertés, en toute conscience. En ce qui concerne l’indépendance, cette dernière, ajoute encore Zeghmati, oblige le magistrat «à juger en toute neutralité, se basant sur la loi et les preuves qui lui sont présentées, sans influence extérieure». Belkacem Zeghmati a jugé utile ce rappel des notions de l’indépendance et l’impartialité, deux facteurs fondamentaux qui créent l’indépendance des juges et des tribunaux. Une fois cette leçon terminée, le ministre va mettre en exergue l’importance du rôle de la justice en cette période cruciale de lutte contre la corruption.
«La responsabilité de la justice est grande et la non-violation des devoirs du corps de la justice demeure la garantie pour une justice neutre qui n’est pas touchée à l’ombre d’un système démocratique et d’un Etat de justice et de droit, par aucune influence réelle ou supposée» insiste le garde des Sceaux. C’est là, la façon de Belkacem Zeghmati d’appeler les magistrats à éviter d’être influencés par les événements de l’heure. En fait, tout le monde sait que juger des affaires de corruption dans une période aussi confuse et agitée que celle que vit actuellement l’Algérie reste un pari risqué. Car, cela peut aboutir à des procès expéditifs, à des règlements de comptes ou à des verdicts influencés par la pression exercée par la rue. Or, le peuple demande justice et non vengeance ! C’est la raison pour laquelle, le ministre a tenu à insister auprès des magistrats afin qu’ils s’éloignent de toute influence. Mais cela est loin de vouloir dire que le juge doit s’isoler de la société. «Le devoir de l’indépendance du juge des pressions externes ne signifie pas son isolement de la société et son retrait total de la vie publique » a précisé Zeghmati ajoutant «il est naturel que la justice sort hors de ses remparts et observe le large horizon social, tout en respectant l’éthique et le devoir de réserve, selon les spécificités de la fonction». Enfin, le ministre a tenu à rappeler aux magistrats qu’ils bénéficient d’une immunité totale garantissant leur indépendance, équité et neutralité.
«Le statut de la justice et la charte de déontologie de la profession fournissent, ensemble, l’immunité totale au juge lors de l’exercice de ses fonctions judiciaires et lui garantissent l’indépendance matérielle et morale» a fait savoir Belkacem Zeghmati insistant encore une fois avant de clore son discours auprès du magistrat afin qu’il reste dépendant uniquement de sa conscience et de la loi.

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