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Débauche, insécurité et constructions illicites sur la côte Ouest de Béjaïa

Les citoyens veulent se faire entendre

La saison estivale n’a même pas été ouverte officiellement que les problèmes habituels resurgissent.

Encore une fois l’insécurité, la prostitution et les constructions illicites poussent les habitants des villages de la région à réagir. Et quoi de mieux que de fermer un axe routier national, qui dessert toute la côte Ouest et relie Béjaïa à la wilaya de Tizi Ouzou par le littoral.
La problématique qui n’est pas nouvelle refait surface à travers un bras de fer entre notamment les tenanciers des bars, restaurants et cabaret et la population des villages voisins, qui trouvent « immorale » l’activité qui s’est déroulée à Boulimat avec toutes ses conséquences sur leur sécurité et celle des estivants. A Boulimat, l’économie locale est basée essentiellement sur le commerce de l’hôtellerie, entendre par là, les bars, les restaurants et les boîtes de nuit, qui poussent comme des champignons, tout comme d’ailleurs, les constructions illicites jusque sur le domaine maritime. Ajouté à l’absence de structures sécuritaires, sachant que seule une brigade de la Gendarmerie nationale officie et uniquement durant la saison estivale, Boulimat devient un no man’s land au sens propre du terme. Et ce ne sont pas les incidents qui y arrivent régulièrement qui vont nous contredire.
Bagarres, rixes qui tournent parfois au meurtre, la loi de la jungle s’y est installée depuis fort longtemps sans émouvoir aucunement les autorités pour daigner d’abord sécuriser les lieux puis sommer tout un chacun de se conformer à la réglementation en matière d’exploitation des différents commerces et de la construction des demeures. C’est ce qu’ont voulu rappeler, hier, les manifestants des villages Amtik, Djerba, Saket, Iaâzouguen, Ighil Bourdj, Oussama, pour ne citer que ceux-là en procédant au vieux réflexe local, la fermeture de la Route nationale 24. Intervenant au deuxième jour d’un week-end, la fermeture, appelée selon les protestataires, à durer autant qu’il le faut, cette action de fermeture a pénalisé plus d’un, notamment les citoyens qui se rendaient sur les différentes plages de cette côte féerique. Invitée à se rendre à la wilaya pour poser le problème directement aux responsables, la délégation des habitants protestataires n’a même pas pu pénétrer dans le siège de la wilaya.
Les négociations qui devaient avoir lieu ont buté sur l’exigence de l’ouverture de la route imposée par les autorités de la wilaya, selon M. Khelfallah, un des représentants des citoyens frondeurs. « Nous avons été invités par téléphone à la wilaya et lorsque nous nous sommes rendus sur place, les autorités ont exigé qu’on rouvre la route pour engager les discussions. Chose que nous avons refusée avant de faire demi-tour», explique-t-il. Du coup, la fermeture est maintenue. Elle le sera encore demain, voire durant les prochains jours car l’exigence des protestataires ne peut être satisfaite dans les délais raisonnables. Elle paraît même impossible sachant l’ampleur des constructions érigées sur place, notamment à Boulimat et d’autres localités, mais également la résistance qui pourrait venir des propriétaires qui ont investi des milliards.
Le laxisme des pouvoirs publics, qui a duré depuis de longues années s’est traduit par une urbanisation anarchique, qui, aujourd’hui, est loin d’être une simple affaire ne serait-ce que pour la réorganiser et la régulariser aux normes urbanistiques en vigueur. Il en est de même pour les activités commerciales.
Le mal est si profond qu’il faudra du génie et une bonne dose d’intelligence et surtout de la volonté pour y parvenir. Ça ne sera guère facile au vu des dégâts occasionnés à cette belle côte qui mérite franchement un autre sort que celui qui lui a été réservé jusque-là.

De Quoi j'me Mêle

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