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Période estivale en plein Hirak

Les «maîtres» des plages sévissent toujours

Il semble que les mauvaises pratiques de ce genre soient devenues, avec le temps et par le poids de l’impunité, des réflexes dont il est difficile de se détacher.

La saison estivale est officiellement ouverte. Les citoyens commencent d’ores et déjà à affluer vers les plages de la capitale. Mais en ces temps de grands changements, c’est-à-dire en plein Hirak, l’Algérien lambda se demande si des améliorations notoires seront perceptibles au niveau des prestations offertes sur les plages. Ils espèrent ainsi l’accès gratuit aux plages du pays, mais surtout, la fin du diktat des gardiens de parkings qui agissent comme bon leur semble, au détriment des vacanciers. Mais hélas, il semble que les mauvaises pratiques de ce genre soient devenues, avec le temps et par le poids de l’impunité, des réflexes dont il est difficile de se détacher, presque une seconde nature. En effet, à peine une hausse des températures enregistrée que ces gardiens «autoproclamés» des plages, se sont appropriés ces lieux. Pas question de céder un rond. Comme à leur habitude, ces derniers exigent de chaque automobiliste voulant pénétrer à la plage, de payer la somme qu’ils ont fixée dans un cadre parfaitement illégitime. De quel droit ? Nul ne le sait encore.
Nombreux sont ceux qui ont pensé que la portée du mouvement populaire s’extérioriserait sur ce plan-là, et que les mentalités allaient sans doute changer, ne serait-ce que sobrement, mais il n’en est rien. L’appétit des « parkingeurs » ne se fait que plus grandissant et inassouvi. Chose que l’on confirme très vite, si l’on se fie aux témoignages de personnes ayant été sur certaines plages de la capitale durant ces derniers jours, le week-end plus particulièrement. Pour l’exemple, le soleil et la mer aux Canadiennes, plage située à Aïn Taya se payent toujours et même plus qu’à l’accoutumée, affirme-t-on. Si le prix pour accéder à cette plage était, il n’y a pas si longtemps, à 100 DA, il est passé ces derniers jours à 150 DA. C’est donc dans l’anarchie et l’irrégularité les plus complètes que les gardiens de parkings continuent d’activer. Pensant certainement que les autorités ont la tête ailleurs, avec une crise assez grave à gérer, ces personnes profitent d’un contexte tendu pour s’enrichir, sans scrupules, sur le dos de la population. Et si par malheur, un citoyen refuse de se plier au diktat de ces derniers, il peut facilement faire l’objet d’agression. Inutile de rappeler dans ce sens le scénario tragique qui a tristement marqué l’été 2018. On cite dans ce registre, l’histoire d’un jeune homme passé à tabac sur une plage après avoir refusé de payer le parking. Celui-ci était venu du sud du pays pour passer quelques jours au bord de la mer, dans la région de Yemma Gouraya. Ce fait divers, qui a fait le tour de Béjaïa, a eu lieu quand la victime a refusé de payer les 200 DA- droits de parking- exigés par des jeunes se disant des gérants du parking en question. Durant la même période, un autre homme avait été tué par un gardien de parking pour les mêmes raisons, laissant derrière lui, une femme et des enfants.

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