{{ temperature }}° C / {{ description }}

Cité introuvable.

Sofiane Feghouli

L’indispensable

Présent en sélection depuis 2012, Sofiane Feghouli a connu la joie d’un huitième de finale au Brésil lors du Mondial-2014. Mais aussi la tristesse d’être écarté lors de la CAN 2017. En Égypte, il fait partie des titulaires indiscutables pour une finale inédite demain soir.

La scène révèle la personnalité de Sofiane Feghouli. Juste après la qualification de l’Algérie face au Nigeria pour la finale de la CAN-2019, le joueur s’arrête face à un groupe de journalistes en zone mixte. Dès la première question, les confrères s’intéressent déjà à un autre Fennec, qui est dans leur champ de vision. Feghouli coupe court à l’interview, ne cache pas son agacement et quitte le lieu. Il est comme ça, Sofiane Feghouli : entier et franc. En 2009, alors qu’il soigne une blessure assez grave, Rabah Saâdane lui demande de faire partie de la sélection pour jouer les qualifications du Mondial 2010 en Afrique du Sud. Feghouli, qui évoluait à l’époque à Grenoble, refuse. Il n’a pas l’intention de prendre la place de quelqu’un d’autre sans être certain d’apporter son efficacité. Mais il assure qu’il portera le maillot des Verts lorsqu’il aura retrouvé son meilleur niveau. Déjà à l’époque, le garçon ne trichait pas. Finalement, Vahid Halilhodzic, sélectionneur de l’Algérie de 2011 à 2004, lui met le pied à l’étrier et en fait son « gars sûr ». Feghouli arrive en 2012, sans contrepartie, juste pour le drapeau. Dès sa première sélection face à la Gambie à Banjul, pour la phase de qualification pour la CAN-2013 en Afrique du Sud, il inscrit son premier but. Lors de la phase finale, l’Algérie est éliminée au premier tour, mais il marque sur penalty face à la Côte d’Ivoire lors du troisième match, offrant le seul point à l’Algérie (2-2). Avec les Verts, Feghouli a connu joie et tristesse. Titulaire à chaque rencontre, il fait partie de l’épopée du Mondial-2014 au Brésil où les Algériens jouent un huitième de finale historique face à l’Allemagne (défaite 2-1 AP). Avec son pansement sur le crâne et ses larmes à la fin du match, Sofiane Feghouli reste le symbole de l’aventure brésilienne. Il était le seul Fennec à avoir joué toutes les rencontres des éliminatoires de ce Mondial. Mais il est écarté par Georges Leekens lors de la CAN-2017 au Gabon. Rabah Madjer ne l’utilise pas non plus. Entre-temps, il a été en conflit avec Milovan Rajevac. La traversée du désert avec les Verts dure plus d’une année. Mais jamais l’ancien joueur du FC Valence ne tournera le dos à la sélection. Convoqué pour le match sans enjeu face au Cameroun pour le compte de la 5e journée des éliminatoires du Mondial-2018, Sofiane Feghouli se dit « heureux de porter le maillot » et de « défendre les couleurs de l’Algérie ». Il avance : « C’est aux joueurs de faire plus d’efforts. La machine va repartir même si c’est difficile pour tout le monde. Aujourd’hui, nous devons être responsables et répondre présents. Il faut se remettre en question et faire preuve d’humilité. C’est la chose la plus importe. » « Sosso », 29 ans, donne toujours ce qu’il peut partout où il passe. Cette saison, il a permis au club de Galatassaray de remporter le titre (9 buts entre décembre et mai, dont un triplé à Kasimpasa) et la coupe de Turquie. Pourtant, le club stambouliote souhaitait le vendre pour faire face à des difficultés financières. Mais impossible pour Feghouli d’imaginer être transféré dans un pays du Golfe ou en Chine. Le natif de Levallois-Perret (Hauts-de-Seine) a encore l’ambition de gagner des titres et de jouer la coupe d’Europe. En Égypte, Feghouli n’est jamais sorti du onze de Belmadi, sauf pour le troisième match de poules face à la Tanzanie (3-0). Le sélectionneur avait aligné une équipe B. En quarts de finale face à la Côte d’Ivoire, l’ancien sociétaire de West Ham fut au niveau du défi imposé. Sa technique, sa vivacité, et son abnégation ont permis aux Fennecs de se hisser en demi-finale. Au passage il a marqué un but. « C’est un joueur majeur, très important pour cette équipe. Il représente peut-être le mieux ce qu’on attend de l’Algérie, a estimé Djamel Belmadi sur beIN Sports. Il a toutes les valeurs que notre pays a. À savoir la combativité, le dépassement de soi, le goût de l’effort, la hargne. » Demain soir au Stade international du Caire, Feghouli devrait être encore indispensable. Cette fois, pour aller chercher le deuxième sacre des Verts après celui remporté à domicile en 1990. Quel challenge pour lui !

De Quoi j'me Mêle

Placeholder

Découvrez toutes les anciennes édition de votre journal préféré

Les + Populaires

(*) Période 7 derniers jours