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Djamel Belmadi

Le coach par qui la deuxième étoile est arrivée

L’on se rappelle bien que le président de la FAF, Kheireddine Zetchi, avait toujours refusé la proposition de son premier vice-président, Bachir Ould Zmirli, de faire appel à Belmadi, avant de céder.

Le 26 mars 2015, et après avoir battu la sélection algérienne en match amical à Doha grâce à un but signé Ali Saad (31’), alors qu’il était sélectionneur du Qatar, Djamel Belmadi avait répondu à une question sur une éventuelle possibilité de le voir à la tête des Verts en indiquant : «Lorsque je serai prêt et que les dirigeants me feront appel, j’accepterai de relever le défi et l’objectif serait de gagner la CAN…». Fidèle à ses propos, en août 2018, Belmadi a déclaré à Alger qu’ «il ne faut pas se voir plus beau qu’on ne l’est». «Avant même de parler de demi-finale. Quand on me dit de fixer comme objectif la demi-finale ou pas, ou se concentrer sur la CAN-2021, je me demande, va à la CAN dans quel état d’esprit ? Peut-être que j’ai tort. Vous allez me prendre pour un fou, mais je dirai à mes joueurs que je veux gagner la CAN. Je suis obligé de dire ça. Je sais qu’on n’a pas battu le Cap-Vert, mais je dirai ça. On va participer à une compétition alors qu’on pense à 2021 », a-t-il dit. Ne changeant pas d’un iota ses discours très cohérents, le 1er juin dernier, Belmadi, sûr de lui, avait clairement affiché son ambition de remporter le trophée continental, au cours d’une conférence de presse tenue au CTN de Sidi Moussa, à quelques jours du départ des Verts pour Doha pour un stage précompétitif. «Personne ne nous interdit d’être ambitieux dans la vie. Il fallait bien changer de discours avec les joueurs et ne pas se contenter de dire qu’il fallait réaliser un bon parcours. Nous avons l’ambition de remporter cette CAN», avait-il déclaré aux médias. Petit à petit, Belmadi remet de l’ordre dans cette sélection, où les joueurs avaient la manie de jouer beaucoup plus à l’«individuel» que pour le «collectif».
Des clans se sont formés et Belmadi est arrivé pour remettre de l’ordre et surtout instaurer une discipline familiale. Il redistribue les cartes comme il l’avait promis en responsabilisant des joueurs tels Brahimi, avant sa blessure, Mahrez, Guedioura et Bennacer. La concurrence est bien établie et chacun connaît désormais ses limites et surtout ses devoirs. Tous les joueurs ne cessaient de répéter qu’ils veulent offrir une coupe d’Afrique au peuple algérien, qui le mérite. Et le peuple les a bien entendus et les a bien compris. Ce public des Verts ne se trompe jamais. Après le premier match gagné contre le Kenya (2-0), il n’était pas bien convaincu. Après la victoire contre le Sénégal (1-0), les fans des Verts commencent à reconnaître leur équipe bien drivée par Belmadi.
La preuve du savoir-faire de ce dernier est donnée lors du dernier match des poules où le staff technique aligne une sélection «bis» prouvant une véritable concurrence et surtout une complicité entre les joueurs. L’esprit de solidarité met les fans des Verts en confiance. La Guinée est battue logiquement comme attendu en 8es de finale, mais dès la demi-finale face au Nigeria, les fans des Verts sentent le trophée arriver, surtout avec les éliminations des favoris, Cameroun, Nigeria, Egypte, pays organisateur, Côte d’Ivoire, Maroc… Le trophée tendait les bras aux Algériens. C’est le rush des supporters vers Le Caire. Tous les joueurs remarquent cette forte présence du fidèle public algérien. Les larmes de Belmadi, Attal, blessé, Mahrez, Slimani et surtout Bounedjah et Guedioura, ont touché les fibres sensibles de tous les Algériens lors de la séance des tirs au but contre la Côte d’Ivoire. Belmadi est félicité avant terme pour ces résultats psychologiques qui ont même atteint tout Algérien. Les coéquipiers du capitaine Mahrez ont déjoué tous les pronostics, imposant le respect en Egypte jusqu’à porter le costume de favori numéro un après l’élimination sans gloire du pays organisateur, du Cameroun, champion sortant et du Maroc. Pour beaucoup, Belmadi est le véritable artisan de cette révolution en marche, grâce à une méthode efficace qui a permis aux joueurs non seulement de se libérer sur le plan psychologique, mais aussi de retrouver un jeu à l’Algérienne, chatoyant, avec une « grinta » et une détermination à toute preuve. C’est le style Belmadi, la méthode Belmadi qui a toujours transformé ses paroles en actes remarquables. On se rappelle bien que le président de la FAF a toujours refusé la proposition de son premier vice-président, Bachir Ould Zmirli, de faire appel à Belmadi. Puis ne trouvant plus que cette option, Zetchi daigne enfin accepter de confier la barre technique des Verts à l’ex-sélectionneur du Qatar. Et à la question de savoir quel est son sentiment face à cette sollicitation en faisant partie d’un plan «B» du président de la FAF. La réponse de Belmadi a été des plus instructives: «Même si j’avais été le plan Z, je serai venu, c’est mon pays.» «Même si j’avais été le plan B, C, D, un plan Z, si Quieroz n’est pas là, si Gourcuff n’est pas là, ce n’est pas mon affaire. Il n’y a pas d’orgueil à avoir avec l’EN. J’ai beaucoup entendu ça. Au final, c’est moi qui ai signé pour 4 ans. Ça ne me dérange pas du tout. Je vais essayer de faire mon maximum», avait-il dit encore. Et au final, on dira bien sans hésiter, «Bravissimo» à Belmadi d’avoir su convaincre des joueurs démobilisés avant sa venue et unis au Caire pour le même idéal : donner de la joie à leurs compatriotes, tous leurs compatriotes dans le monde. Bravissimo les gars !

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