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Youcef Attal

Monsieur « je donne tout »

« Nous ne sommes pas favoris en Egypte, ce qui nous enlève de la pression sur nos épaules. C’est quelque chose de bien à mon sens. Mais il n’y a pas d’équipe qui se déplace sans avoir envie de gagner. »

«Je défends, j’attaque, je défends, je donne tout »: Youcef Attal dit vrai, puisque le latéral algérien a terminé co-meilleur buteur de l’OGC Nice (6 buts) avec Saint-Maximin, qui, lui, joue attaquant. Son don pour le dribble en particulier a bluffé la Ligue 1 française. Il en a tenté 463 cette saison, avec 62,4% de réussite, et réussi 209 interceptions, selon les chiffres d’Opta. Attal est « un joueur électrique », saluait notamment l’entraîneur de Guingamp, Jocelyn Gourvennec, un soir de triplé du jeune prodige algérien. Il a séduit toute la France dès sa première saison en championnat, et a gagné sa place chez les Fennecs. Inconnu il y a un an, Attal est un nouveau pari réussi de l’OGCN, roi du mercato malin. Ancien recruteur du club, passé depuis à l’AS Monaco, Serge Recordier était tombé raide dingue de cet ancien ailier alors qu’il allait superviser un autre joueur de Courtrai, en Belgique. L’OGC Nice a fait le forcing pour l’avoir. L’ex-président du GYM, Jean-Pierre Rivère, raconte: « Quand on a voulu l’engager, on (les actionnaires majoritaires) nous a dit que c’était impossible parce qu’on avait déjà deux latéraux à droite. » Mais l’ancienne direction a obtenu son transfert, pour 3 millions d’euros, avec clause de valorisation à 70 millions d’euros. Conformément à la stratégie du club, qui mise sur le trading (la revente avec bonus de joueurs), il doit rester au moins deux ans. Le nouveau président, Gauthier Ganaye, l’a déclaré intransférable cet été. Attal, 23 ans, est pourtant courtisé par les grands d’Europe, Manchester United, Chelsea, l’Inter Milan, Naples, l’Atlético Madrid ou le Paris SG, qui l’a vu mettre la misère à Juan Bernat au Parc des Princes. « J’espère bien un jour disputer la Ligue des champions, je travaille pour cela », dit-il quand on évoque son avenir. Si Attal est arrivé discrètement à Nice, il était déjà ambitieux. Patrice Alberganti, ancien pro du GYM et consultant à France Bleu Azur, l’explique en une anecdote, récoltée alors qu’il le véhiculait à son arrivée sur la Côte d’Azur. « On a discuté, il m’a dit être latéral droit. Je lui ai fait remarquer qu’il était culotté, raconte Alberganti, parce que à cette époque il y avait Christophe Jallet, Arnaud Souquet (parti en Belgique l’été dernier) et Franck Burner. Il m’a répondu: «Monsieur, je suis là pour gagner ma place dans l’équipe et dans la sélection». » Il aborde sa première CAN dans le même état d’esprit. « Nous ne sommes pas favoris en Egypte, ce qui nous enlève de la pression sur nos épaules, a-t-il dit à la presse algérienne. C’est quelque chose de bien à mon sens. Mais il n’y a pas d’équipe qui se déplace sans avoir envie de gagner. » Et il s’en donne les moyens. « C’est le genre de joueurs que tous les entraîneurs aimeraient avoir. Réceptif, volontaire, bosseur », synthétise Patrick Vieira. Le coach niçois met également en valeur « son agressivité pour être au bon endroit, pour marquer ». Le technicien explique aussi qu’une fois qu’il a mieux cerné le profil du joueur, il lui a allégé des entraînements, l’en a même exempté quelquefois, car le feu follet doit encore apprendre à se gérer. Le phénomène « a le foot dans les veines. Il joue comme s’il était au bled. A l’instinct », sourit son capitaine à Nice, Dante. Son gardien à Nice, l’Argentin Walter Benitez, décrit aussi « un bon gars et un bon footballeur. Et puis il sait rigoler. Il va encore grandir ».

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