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REFERENDUM D'AUTODÉTERMINATION AU SAHARA OCCIDENTAL

L'Internationale socialiste presse Ban Ki-moon

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L'IS a appelé le secrétaire général de l'ONU à s'impliquer davantage afin de le sortir du statu quo.

L'Internationale socialiste secoue à son tour le cocotier. L'IS qui s'est engagée à rechercher une solution juste et durable au conflit du Sahara occidental a appelé Ban Ki-moon à s'impliquer davantage afin de le sortir du statu quo. «Cela pourrait exiger la participation du secrétaire général de l'ONU en vue de sortir de l'impasse le processus de paix qui prévaut en ce moment d'une manière qui semble être irréversible...» signale l'organisation dans une dépêche de l'agence de presse officielle sahraouie, SPS, datée d'hier. Le Maghreb, dont la stabilité est sérieusement menacée par les groupes terroristes islamistes armés qui ont fait de la Libye leur repaire, doit se passer d'une autre crise qui pourrait cette fois-ci l'ébranler. Le conflit du Sahara occidental perdure depuis plus de 40 ans sans qu'aucune solution ne soit esquissée malgré quatre rounds de négociations directes entre le Front Polisario et le Maroc qui se sont déroulées à Manhasset, dans l'État de New York (États-Unis) et neuf autres de discussions informelles pilotées, sans avancée notoire, par Christopher Ross l'envoyé spécial de l'ONU pour le Sahara occidental. Les Marocains qui ne jurent que par leur projet de large autonomie ne veulent pas entendre parler d'un référendum qui puisse garantir le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui comme le stipulent les différentes résolutions votées par le Conseil de sécurité des Nations unies. Du coup, le statu quo s'est durablement installé avec pour conséquence la mise de cette partie du monde sur une poudrière. Les sahraouis ont à maintes fois répété que leur patience avait des limites et que le recours à la lutte armée demeurait une option dans le cas où le Maroc persisterait dans son entêtement à leur dénier le droit de décider librement de leur destin. Le rapport publié par l'Internationale socialiste après la réunion de son Conseil tenue au siège de l'ONU à New York les 6 et 7 Juillet (à laquelle a pris part le FLN dont la délégation a été conduite par le ministre des Affaires maghrébines, de l'Union africaine et de la Ligue des Etats arabes, M. Abdelkader Messahel) sonne comme un rappel à l'ordre. Un appel à la communauté internationale à assumer ses responsabilités et au Maroc à respecter la légalité internationale. Le document qui a été adopté à l'unanimité appelle «la Communauté internationale à soutenir fermement la Mission des Nations unies pour l'organisation d'un référendum au Sahara occidental (Minurso) dans l'accomplissement de son mandat principal, qui est la réalisation du référendum par lequel s'exprime le droit à l'autodétermination du peuple sahraoui, lequel constitue la seule voie légitime pour résoudre le conflit». Les rédacteurs du rapport conseillent à l'IS de «faire preuve de davantage d'engagement vis-à-vis du Sahara occidental... pour une solution juste et durable du conflit, conformément au cadre établi par l'ONU» soulignent par ailleurs, l'importance du rôle joué par l'Union africaine (UA), et recommandent de mettre à «profit son offre formulée en vue d'une participation renouvelée aux efforts diplomatiques pour trouver une sortie pacifique à l'actuel statu quo...». «C'est le dernier avant-poste de l'occupation coloniale en Afrique, qui doit être démantelé dans l'accomplissement de la vision des pères fondateurs, à lutter pour une Afrique pleinement indépendante et souveraine», avait déclaré Robert Mugabe, président du Zimbabwe et président en exercice de l'Union africaine, lors de la cérémonie de la célébration du 52e anniversaire de la fondation de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) à propos de la question sahraouie.

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