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CRISE POLITIQUE EN RDC

La présidentielle en 2018 "n'est pas une réponse"

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Le chef de la diplomatie française Jean-Marc Ayrault a estimé hier que la décision de reporter à avril 2018 l'élection présidentielle en République démocratique du Congo (RDC) n'était «pas une réponse à la crise». «Renvoyer l'élection à 2018 ne règle pas le problème. Il n'y a qu'une façon de sortir de la crise, que le président (sortant Joseph Kabila) annonce qu'il ne se représente pas et qu'une date soit fixée pour l'élection», a déclaré M. Ayrault lors d'une rencontre avec la presse diplomatique. Lundi, l'Union européenne a «vivement condamné» les récentes violences meurtrières en République démocratique du Congo invitant tous les acteurs à l'organisation d'élections présidentielles et législatives au cours de l'année 2017, selon des conclusions adoptées par les chefs de la diplomatie des 28. «Tous les acteurs» de cette crise sont invités à «respecter la Constitution actuelle, en particulier en ce qui concerne la limitation des mandats présidentiels ainsi que par un dialogue politique substantiel, inclusif, impartial et transparent», qui doit inclure notamment la Conférence épiscopale du Congo, selon le texte. Ce dialogue doit notamment déboucher «sur l'organisation d'élections présidentielles et législatives dans le délai le plus court possible au cours de l'année 2017», ajoutent les 28. Les violences des 19 et 20 septembre, qui ont fait au moins 50 morts selon l'ONU, les pires qu'ait connues Kinshasa depuis janvier 2015, sont survenues à l'expiration du délai offert par la Constitution au président Kabila pour convoquer une élection présidentielle, trois mois avant la fin de son mandat le 20 décembre.

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