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L'ARMÉE SYRIENNE POURSUIT SES RAIDS

Les pourparlers du 23 janvier confirmés

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Les pourparlers du 23 janvier confirmés

L'armée syrienne a multiplié les raids aériens contre rebelles et jihadistes, notamment dans le nord du pays, à l'approche de négociations de paix dont la tenue le 23 janvier a été confirmée par Moscou.

Ces bombardements sont menés alors qu'une trêve instaurée le 30 décembre par la Russie, alliée de Damas, et la Turquie, qui soutient des groupes rebelles, est toujours officiellement en vigueur malgré des violations quotidiennes. «Les avions militaires du régime ont intensifié leurs frappes dans la province d'Alep après minuit», a rapporté hier l'Osdh (basé en Grande- Bretagne), en précisant que plusieurs villes et localités avaient été visées, notamment Atareb et Khan al-Assal, des fiefs de la rébellion. Selon l'AFP, l'un de ses journalistes a entendu d'intenses frappes aériennes dans l'ouest de la province d'Alep, où se situe Atareb. Dans la province voisine d'Idleb (nord-ouest), contrôlée par une alliance entre des rebelles et le Front Fateh al-Cham (ex-branche syrienne d'Al Qaïda), des avions militaires syriens ont bombardé la localité de Taftanaz, tuant trois rebelles, selon l'OSDH. Un correspondant de l'AFP a vu un immeuble complètement effondré à Taftanaz. Des Casques blancs, les secouristes en zone rebelle, ont passé des heures à dégager les décombres à l'aide de pioches et de marteaux piqueurs. L'Osdh a également rapporté des frappes aériennes sur plusieurs villages de la Ghouta orientale, bastion rebelle dans la province de Damas. Cette région, visée par des tirs d'artillerie sporadiques, a été la cible de l'armée de l'air pour la première fois depuis la trêve, d'après l'Osdh. Le principal front reste la région rebelle de Wadi Barada, à 15 km de Damas, où se trouvent les principales sources d'approvisionnement en eau de la capitale et que l'armée syrienne tente de sécuriser depuis le 20 décembre. Les deux groupes jihadistes en Syrie, le Front Fateh al-Cham et l'organisation Etat islamique (EI), sont exclus de l'accord de trêve parrainé par Moscou et Ankara. Les troupes loyalistes ont poursuivi leur offensive malgré l'instauration de la trêve, arguant que Fateh al-Cham se trouvait à Wadi Barada, ce que démentent les rebelles. De nouveaux renforts ont été envoyés mardi dans cette région, selon l'Osdh, qui rapportait hier de nouveaux combats et bombardements. Le gouvernorat de la province de Damas a annoncé hier qu'un accord avait été conclu avec les rebelles pour envoyer dans «les prochaines heures» des techniciens réparer les installations à Aïn al-Fijé, une des principales sources d'eau. Un précédent accord n'avait pas abouti. La semaine dernière, le chef de la diplomatie turque Mevlüt Cavusoglu avait averti que les «violations croissantes du cessez-le-feu» pourraient menacer les négociations de paix prévues à Astana. Mais une source diplomatique russe a confirmé hier, cité par l'AFP, que ces pourparlers parrainés par la Russie, l'Iran, qui est également un allié de Damas, et la Turquie auraient bien lieu le 23 janvier dans la capitale du Kazakhstan. «Pour l'heure, il n'y a aucune information sur un report de cette rencontre. A ce jour, la date du 23 janvier reste en vigueur», a déclaré cette source. La liste des participants aux discussions est en train d'être formée, a ajouté cette source. Les négociations d'Astana doivent précéder des pourparlers intersyriens le 8 février à Genève sous l'égide de l'ONU. Aucune des précédentes discussions inter-syriennes n'a toutefois permis un début de règlement du conflit, qui a fait plus de 310.000 morts et des millions de réfugiés et de déplacés depuis 2011.

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