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Election présidentielle en Tunisie

26 candidatures validées

Le premier tour de l’élection présidentielle aura lieu le 15 septembre alors que la campagne électorale se tiendra entre le 2 et le 13 du même mois.

Le suspense est levé. Les candidats qui restent en lice pour la course au Palais de Carthage sont connus. Les grosses pointures ont passé le premier cap sans encombres. Les favoris sont tous là, à commencer par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, qui fait figure d’épouvantail, du candidat du mouvement islamiste Ennahda, Abdelfattah Mourou, du ministre de la Défense, Abdelkrim Zbidi, ou de l’homme d’affaires et magnat des médias, Nabil Karoui, qui sont annoncés comme ses adversaires les plus redoutables. Pour le premier tour de ce scrutin qui se tiendra le 15 septembre ils seront 26 sur la ligne de départ.« Vingt-six candidatures à la présidentielle tunisienne anticipée du 15 septembre ont été validées et 71 écartées, au terme d’un examen préliminaire des dossiers », a annoncé hier l’Instance chargée des élections en Tunisie (Isie).
Les personnes dont le dossier a été rejeté peuvent déposer un recours à partir du 15 août et l’annonce de la liste finale des candidats pour ce scrutin sera dévoilée le
31 août, a indiqué Nabil Baffoun, président de l’Isie, lors d’une conférence de presse. Parmi les candidatures rejetées figure celle de Mounir Baatour, qui se présente comme défenseur des droits des Lgbtq (Lesbiennes, gays, bisexuels, trans-genres) bien qu’il soit contesté au sein de cette communauté. La candidature de cet avocat revendiquant ouvertement son homosexualité aurait constitué une première dans l’histoire du pays et du Monde arabe. Le premier tour de l’élection présidentielle en Tunisie aura lieu le 15 septembre, la campagne officielle devant se tenir entre le 2 et le 13 du même mois. Initialement prévue en fin d’année, cette élection a été anticipée à la suite du décès de Béji Caïd Essebsi. Premier président démocratiquement élu au suffrage universel,
M. Essebsi, 92 ans, est mort le 25 juillet. C’est le président du Parlement Mohamed Ennaceur, qui assure l’intérim. Pays pionnier des Printemps arabes de 2011, la Tunisie est parvenue à poursuivre ces dernières années sur la voie de la démocratisation. Ce scrutin présidentiel et les législatives prévues durant l’automne, font toutefois figure de nouveaux tests pour cette jeune démocratie, qui reste confrontée à d’importantes difficultés économiques et sociales. La course au Palais de Carthage est lancée.
La vie reprend malgré tout son cours normal. La campagne électorale promet d’être animée. Elle donnera certainement la pleine mesure des potentialités humaines que recèle la Tunisie, qui doit tourner définitivement la page du régime du président déchu Zine El Abidine Ben Ali et poursuivre l’œuvre du président disparu Beji Caïd Essebci. Pour cela, il va lui devoir surmonter, en priorité, des problèmes économiques chroniques, particulièrement amplifiés par un terrorisme ravageur qui a énormément nui à un secteur touristique gros pourvoyeur d’emplois et de devises. Tout comme il va lui falloir se débarrasser des hordes terroristes qui n’ont apparemment pas renoncé à déstabiliser la Tunisie alors que les rémissions sur les plans politique et économique commençaient à peine à se dessiner.
Deux thèmes qui s’annoncent centraux pour une campagne pas encore lancée. Et il est quasiment certain qu’ils feront la différence. Ils seront déterminants dans la course au Palais de Carthage. C’est dans cette conjoncture assez particulière que la Tunisie se prépare à élire un nouveau président. On se dirige vraisemblablement vers un second tour avec cette pléthore de prétendants à la magistrature suprême.

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