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MAROC

RSF "profondément inquiet" après la condamnation d'un journaliste en appel

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L'organisation Reporters sans frontières (RSF) s'est dit hier «profondément inquiète» après la condamnation en appel à un an de prison d'un journaliste marocain, en attente par ailleurs d'un autre procès. Poursuivi pour «avoir incité à une manifestation interdite», Hamid Al Mahdaoui, directeur du site Badil.info, a vu sa peine initiale «multipliée par quatre», avec sa condamnation mardi par la Cour d'appel d'al-Hoceïma (Nord) à un an de prison ferme, a rappelé RSF dans un communiqué. Après cette «peine nettement revue à la hausse», l'ONG a dénoncé un «verdict incompréhensible» et s'est dit d'autant plus «inquiète» que M. Mahdaoui «doit faire face à un deuxième procès pour 'atteinte à la sûreté de l'État''». «La cour, qui disposait de vidéos, avait en sa possession des preuves tangibles de son innocence», a affirmé RSF, appelant la justice marocaine «à abandonner les charges et à libérer au plus vite un journaliste qui, en se trouvant au coeur des événements, n'a fait que son métier».
Le 25 juillet, M. Mahdaoui avait été condamné en première instance à trois mois de prison ferme et à une amende de
20 000 dirhams (1 800 euros). Il avait été arrêté le 20 juillet à Al-Hoceïma, dans le Rif, puis jugé pour avoir appelé à prendre part à une manifestation interdite dans cette ville, épicentre d'un mouvement de contestation qui secoue depuis octobre cette région du nord du royaume.

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