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SIX ATTAQUES ONT TUÉ 17 TERRORISTES DE DAESH

L'armée américaine frappe en Libye

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La menace terroriste est toujours làLa menace terroriste est toujours là

Les nombreuses défaites enregistrées par le groupe aussi bien en Irak qu'en Syrie ont en outre conduit les dirigeants de l'EI à exfiltrer un certain nombre d'éléments en les orientant vers leurs bases arrière.

L'armée américaine a mené vendredi six frappes de précision en Libye visant le groupe Etat islamique, qui ont tué 17 de ses combattants, a annoncé le commandement américain pour l'Afrique dans un communiqué. Ces bombardements ont visé un camp de l'EI situé à environ 240 km au sud-est de la ville de Syrte. Il était utilisé par des combattants pour des opérations à l'intérieur et à l'extérieur du pays et servait à stocker des armes, a précisé le communiqué. Fin 2016, au terme de l'opération «Bouniyan el-Marsous» (Mur solide), appuyée alors par des frappes américaines, l'État islamique a été chassé de Syrte et perdu ainsi la dernière agglomération importante qu'il contrôlait en Libye. Pour autant, il était clair que la présence des terroristes n'était pas complètement éteinte car les groupes se sont éparpillés sur un vaste territoire, bénéficiant de surcroît d'une interconnexion avec ceux d'Al Qaïda. En clair, la menace n'est pas écartée et c'est ce qui explique la nouvelle intervention militaire des Etats-Unis contre un camp qui peut servir aussi bien de base de regroupement que de centre d'entraînement pour les recrues de Daesh dans le pays. Les nombreuses défaites enregistrées par le groupe aussi bien en Irak qu'en Syrie ont en outre conduit les dirigeants de l'EI à exfiltrer un certain nombre d'éléments en les orientant vers leurs bases arrière en Egypte et surtout en Libye où Daesh conserve plusieurs refuges, notamment dans la périphérie de Derna ainsi que dans le sud du pays. Depuis Dakar, un membre du GNA, Moussa al Koni conduit par Fayez al Serraj a récemment confirmé cette situation tout en indiquant que les éléments de Daesh ont des liens étroits avec ceux d'Al Qaïda qui les accueille dans ses cellules dormantes disséminées dans d'autres pays voisins.
C'est d'ailleurs un des arguments régulièrement brandi par le maréchal Haftar qui ne cesse de réclamer des armes ainsi que la levée de l'embargo décrété par la communauté internationale sur ce genre de matériel. Une demande appuyée par Fayez al Serraj lui-même dont le tout dernier plaidoyer à la 72ème session de l'Assemblée générale de l'ONU a porté sur cette menace tangible et la nécessité pour la Libye de disposer d'une armée nationale capable de la contrer efficacement et de protéger les populations ainsi que les institutions.
Ces nouvelles frappes sont les premières effectuées par l'administration du président Donald Trump. Les dernières avaient eu lieu peu de temps avant que Barack Obama ne quitte la Maison-Blanche. Elles visaient déjà la région de Syrte et avaient tué «plus de 80 jihadistes», selon le Pentagone.
«Alors que la Libye a fait des progrès considérables contre l'EI, notamment en délogeant ses combattants de Syrte l'année dernière, les terroristes ont tenté de tirer parti de l'instabilité pour créer des refuges dans certaines parties du pays. Si on ne s'en occupait pas, ceci aurait permis à cette organisation terroriste violente de fomenter des attentats contre l'Amérique, nos alliés et les intérêts américains dans le monde», a indiqué l'Africom dans son communiqué.

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