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IRAK, SYRIE

Les principales offensives en cours contre Daesh

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IRAK
Hawija

Les forces irakiennes, soutenues par la coalition internationale anti-EI emmenée par Washington, ont lancé hierdredi la deuxième phase d'une offensive contre la ville de Hawija (Nord), dernière ville du nord de l'Irak aux mains de l'EI.

Al-Qaïm
Les forces irakiennes, appuyées par des unités paramilitaires et la coalition internationale, ont lancé le 19 septembre une offensive dans la province occidentale d'Al-Anbar, dans un secteur sur l'Euphrate à la frontière syrienne.
Après avoir repris la localité d'Anna ces derniers jours, elles visent désormais les derniers fiefs de l'EI dans cette province: Rawa et Al-Qaïm, ultime localité avant la frontière avec la Syrie.

SYRIE
Raqqa

Début juin, les Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance de combattants kurdes et arabes, sont entrées à Raqqa après des mois d'une offensive visant à reconquérir les territoires autour de ce bastion des jihadistes dans le nord syrien. Soutenus par les frappes de la coalition internationale, les FDS nettoient actuellement les dernières poches où sont retranchés les jihadistes.
Le 28 septembre, un commandant de la coalition a affirmé que les jihadistes rendaient «leur dernier souffle» dans leur ex-«capitale» en Syrie. Il a évoqué un «combat difficile» en raison de l'acharnement notamment des jihadistes étrangers. Une semaine plus tôt, les FDS avaient affirmé que la bataille touchait à sa fin, mais la présence de nombreuses mines entravaient les opérations. Fers de lance de la lutte anti-EI en Syrie, ces forces ont progressé rapidement face à l'EI au début de la bataille avant que leur avancée ne soit ralentie par la présence des civils dans les quartiers densément peuplés du centre-ville.
Selon le bureau des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), près de 15 000 civils pourraient encore être pris au piège à Raqqa. Les frappes de la coalition ont tué par ailleurs des centaines de civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (Osdh).

Deir Ezzor
La province pétrolière de Deir Ezzor (est), la dernière de Syrie encore largement contrôlée par les jihadistes, est le théâtre de deux offensives distinctes. Les FDS, toujours avec l'appui de la coalition internationale, ont lancé en septembre une offensive sur la rive est de l'Euphrate, qui coupe en deux cette province frontalière de l'Irak. Elles ont déjà repris aux jihadistes plus de 500 km2 dans le nord de la province, selon la coalition internationale. Les forces armées syriennes, appuyées par l'aviation russe, concentrent elles leurs opérations sur la ville de Deir Ezzor, la capitale provinciale, sur la rive ouest du fleuve. En septembre, l'armée avait brisé le siège qu'imposaient les jihadistes depuis près de trois ans sur une partie de Deir Ezzor. Elle contrôle désormais 75% de la ville selon l'Osdh, et tente de chasser l'organisation ultraradicale de ses derniers quartiers. Si les jihadistes devaient les perdre, ils conserveraient cependant le contrôle sur la vallée de l'Euphrate, du sud de cette ville à la frontière irakienne.

AUTRES POCHES
L'EI contrôle aussi quelques poches dans le centre de la Syrie, notamment dans la province de Hama ou dans le désert de Homs, théâtres d'offensives de l'armée Les jihadistes sont également présents, en nombre restreint, dans le camp palestinien de Yarmouk, un quartier de la périphérie sud de Damas, tandis qu'un groupuscule ayant fait allégeance à l'EI se maintient dans le sud du pays.

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