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RÉFÉRENDUM EN CATALOGNE

Les indépendantistes décidés à passer outre l'interdiction

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Les indépendantistes catalans maintiennent le référendum et défient les autorités de MadridLes indépendantistes catalans maintiennent le référendum et défient les autorités de Madrid

Forts de dizaines d'écoles occupées, les séparatistes de Catalogne se préparaient hier pour un référendum d'autodétermination à haut risque prévu aujourd'hui malgré l'interdiction formelle de la justice et du gouvernement espagnol.

Dès le début de matinée, la télévision espagnole montrait en direct l'intérieur de certaines salles de classe, où parents et enfants prenaient leur petit déjeuner dans un joyeux désordre. Des occupations pacifiques ont débuté vendredi soir dans des dizaines d'écoles, avec comme objectif de les maintenir ouvertes pour qu'elles puissent servir de bureaux de vote aujourd'hui, alors que la justice a ordonné à la police de fermer tous les locaux qui pourraient accueillir la consultation. Les parents d'élèves jouent sur le «droit à organiser des activités» extra-scolaires comme des pique-niques. «Votarem» (nous voterons en catalan) ont scandé vendredi soir des indépendantistes, environ 10 000, venus assister au dernier meeting de Carles Puigdemont, le président de Catalogne. Les dirigeants séparatistes ont assuré qu'ils disposeraient aujourd'hui de 2 315 bureaux de vote, dont 207 à Barcelone, pour ce référendum interdit par la Cour constitutionnelle, alors que les 7,5 millions de Catalans sont divisés à parts presque égales entre anti et pro-indépendance. Des «comités de défense du référendum» se sont organisés, avec des consignes d'occupation pacifique. «Espérons que l'autre visage de la 'révolution du sourire'' ne soient pas des groupes ultra-violents qui attendent l'opportunité d'entrer en action», s'inquiète néanmoins le quotidien de centre-droit El Mundo. Trois personnes ont porté plainte après avoir été légèrement blessées vendredi soir par des tirs de carabine à plomb devant une école occupée à 80 km au nord de Barcelone, selon la police catalane. La police régionale catalane, les Mossos d'Esquadra, a dit craindre des troubles et annoncé qu'en cas d'occupation de bureaux de vote, elle ferait savoir aux organisateurs qu'ils ont l'obligation de quitter les lieux avant «dimanche à 6h00 du matin», préférant donc ne pas appliquer la manière forte d'office. Le gouvernement central a envoyé en renfort quelque 10 000 agents de la police nationale et de la Garde civile. A Madrid, plusieurs milliers d'opposants étaient réunis devant la mairie de la capitale dans une marée de drapeaux espagnols, scandant «la Catalogne, c'est l'Espagne» ou «Puigdemont en prison!» En Catalogne, les forces de l'ordre, qui ont saisi depuis la mi-septembre des millions de bulletins de vote, recherchent toujours les milliers d'urnes que les indépendantistes veulent utiliser. Carles Puigdemont, qui a promis de déclarer unilatéralement l'indépendance de la Catalogne en cas de victoire du «oui», a semblé hier adopter un ton plus conciliant dans une interview au journal indépendantiste Ara. «Je crois que quoi qu'il se passe la Catalogne aura gagné le droit d'être respectée et entendue, dit-il. Je ne dis pas être reconnue comme Etat indépendant, mais le droit à être écoutés et respectés nous l'avons gagné (...) A partir du 2 octobre les choses seront différentes, y compris dans la politique espagnole». Avec le face-à-face entre Madrid et les séparatistes en Catalogne, l'Espagne traverse l'une de ses pires crises depuis le rétablissement de la démocratie après la mort du dictateur Francisco Franco en 1975. Madrid a multiplié les mesures judiciaires et les opérations de police pour empêcher la consultation sans entamer la détermination des séparatistes au pouvoir en Catalogne depuis 2015. «Les responsables se rendent coupables d'un acte de déloyauté très grave» et auront à répondre de leurs actes devant la justice, a martelé vendredi le porte-parole du gouvernement conservateur espagnol Iñigo Mendez de Vigo. L'indépendantisme a progressé de façon exponentielle depuis la crise économique de 2008 et surtout après la décision de la Cour constitutionnelle en 2010 de raboter le statut d'autonomie de la Catalogne. Les Catalans opposés à l'indépendance restent plus nombreux que ses partisans (49,4% contre 41,1%), selon un sondage du gouvernement indépendantiste publié en juillet. Les anti-indépendantistes ont donné pour consigne de ne pas voter.

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