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MORT DE L'AMBASSADEUR AMÉRICAIN EN 2012

Un Libyen jugé à Washington

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Le procès d'un Libyen accusé d'avoir dirigé l'attaque contre le personnel diplomatique américain à Benghazi ayant fait quatre morts en 2012, dont l'ambassadeur des Etats-Unis, commence demain à Washington.

Ahmed Abou Khattala, comparaît pour meurtre et soutien au terrorisme devant un tribunal fédéral de la capitale américaine, trois ans après avoir été capturé par un commando et acheminé par bateau aux Etats-Unis. Il commandait la milice islamiste Ansar al-Charia qui a mené le jour du 11e anniversaire des attentats du 11 septembre 2001 la double attaque meurtrière contre le complexe diplomatique américain de Benghazi, dans l'est de la Libye. Selon les chefs d'inculpation, il dirigeait un groupe d'une vingtaine d'hommes armés qui ont pénétré dans la soirée du 11 septembre 2012 dans le complexe diplomatique, avant de mettre le feu à la villa où se trouvaient l'ambassadeur américain, Chris Stevens, et un employé, Sean Smith. Tous deux sont morts asphyxiés. Des hommes de la CIA étaient rapidement arrivés depuis leur annexe, localisée ailleurs dans la ville et avaient aidé les cinq agents de sécurité diplomatique américains présents à fuir vers l'annexe. Plusieurs heures plus tard, une nouvelle attaque au mortier sur l'annexe avait tué deux Américains de la CIA, Glen Doherty et Tyrone Woods.
L'attaque avait choqué les Américains car c'était la première fois depuis 1979 qu'un ambassadeur américain était tué dans une attaque. Mais elle avait rapidement pris un tour politique, les Républicains ayant accusé la secrétaire d'Etat de l'époque, la candidate démocrate à la présidentielle Hillary Clinton, d'en être responsable. Les avocats de la défense ont tenté de faire annuler le procès de M. Khattala, invoquant la façon dont il a été amené aux Etats-Unis et l'utilisation d'aveux obtenus lors de deux interrogatoires. Après sa capture, il n'avait pas été envoyé par avion aux Etats-Unis mais interrogé pendant deux semaines sur un navire de l'US Navy, notamment par une équipe du FBI, pendant plusieurs jours. En août, un tribunal de Washington a rejeté la demande de ses avocats de ne pas tenir compte de ce qu'il a dit lors de ces interrogatoires, estimant que ses droits n'ont pas été respectés. Selon ses avocats, la longue traversée de 13 jours jusqu'aux Etats-Unis était destinée à obtenir de lui des informations sans protection légale. Mais dans son jugement du 16 août, le juge Christopher Cooper a conclu que le FBI avait à de nombreuses reprises rappelé à M. Khattala son droit à rester silencieux et qu'il avait décidé de l'ignorer «en toute connaissance de cause». «Abou Khattala a été traité de façon humaine et avec courtoisie. Il a eu droit à des pauses toutes les deux heures environ et on lui a offert à boire et à manger», a indiqué le juge. «Le nombre de fois où Abou Khattala a renoncé à son droit à rester silencieux - une fois par écrit et deux fois verbalement chaque jour - montre bien à quel point c'était volontaire», a-t-il ajouté.

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