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MALGRÉ LE JEU TROUBLE DES FDS EN SYRIE

Damas "mène le combat contre tous les terrorismes"

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Les forces gouvernementales progressent inexorablementLes forces gouvernementales progressent inexorablement

A travers les accusations des Forces démocratiques syriennes (FDS, coalition rebelle arabo-kurde) qui «dénoncent» des attaques aériennes russes là où elles tentent de barrer la route à l'armée syrienne, dans la province de Deir Ezzor, se joue la fable du loup qui crie au loup!.

L'avancée de l'armée syrienne dans la province de Deir Ezzor, avec l'appui de l'aviation russe et des troupes alliées, a mis à nu les ambitions des Forces démocratiques syriennes, une coalition d'Arabes et de Kurdes armés et dirigés par Washington qui vise, officiellement, le groupe terroriste Daesh. Cette entité a multiplié les accusations à l'encontre de la Russie dont des raids aériens auraient visé ses positions. La réalité, a affirmé le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, est que les FDS, soutenus par les Etats-Unis, semblent davantage préoccupés par le souci de bloquer la progression de l'armée syrienne que par celui de combattre l'Etat islamique. Et selon le général Igor Konachenkov, porte-parole du ministère russe de la Défense, ladite coalition internationale et ses affidés ont même réduit leurs opérations en Irak pour permettre aux combattants de Daesh, pris au piège à Mossoul, de se replier dans l'est de la Syrie. En somme, a affirmé le général Konachenkov, les Etats-Unis «font semblant», depuis des mois, de combattre et de bombarder l'EI en Irak, mais travaillent en fait à «compliquer» la progression de l'armée syrienne pour l'empêcher de reconquérir son territoire. Moscou va même plus loin, observant que Washington a réduit toutes ses opérations en Irak pour se concentrer sur la bataille de Deir Ezzor, avant de poser la question de circonstance: «Est-ce que ce changement de priorité est un désir de compliquer les opérations de l'armée syrienne, soutenue par l'aviation russe, pour la libération du territoire syrien à l'est de l'Euphrate», «ou est-ce un moyen habile pour libérer l'Irak des terroristes de l'Etat islamique, en les faisant aller sur la route des bombardements précis de l'aviation russe?».
Ces jours derniers, les forces de Daesh qui contrôlent encore une partie de la province de Deir Ezzor sont confrontées à une double attaque. D'un côté, celle de l'armée arabe syrienne, présente sur la rive ouest de l'Euphrate, et qui, une fois conquis le nord-ouest de la province, avance rapidement vers le sud-est, avec le soutien de l'aviation russe. De l'autre côté, la coalition de combattants kurdes et arabes soutenue par Washington qui, elle, s'efforce de descendre depuis le nord de la province, vers sa capitale éponyme, sans se risquer néanmoins à l'approcher de près. Face aux tentatives de résistance de Daesh, le 71e Régiment et la 123e Brigade de l'Armée arabe syrienne, sans oublier les unités Qassem (forces spéciales) qui ont déjoué les infiltrations terroristes répétées, ont éliminé des centaines de terroristes de l'EI, découvrant parmi les morts identifiés nombre d' étrangers en provenance d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Malaisie, de Libye et d'Irak. Aussi, n'est-ce pas étonnant que Moscou dénonce le «double jeu» de Washington en Syrie où le Pentagone feigne de faire une chose et travaille à son contraire. La Russie a même, à un moment donné, accusé les Américains de soutenir l'ex- Front Al Nosra, devenu Fath al Cham, aujourd'hui en conflit avec les autres mouvements terroristes qui l'avaient rejoint en 2016 dans la nébuleuse de Tahrir al Cham. Mais c'est dans la région de Deir Ezzor où, manifestement, Washington tente de freiner, faute de pouvoir l'annihiler, la progression de l'Armée arabe syrienne que les tensions ont atteint leur paroxysme. A travers les accusations proférées par les FDS qui «dénoncent» des attaques aériennes russes là où ils tentent de barrer la route aux troupes gouvernementales, se joue la fable du loup qui crie au loup!
La goutte qui a fait déborder le vase est tombée dimanche dernier, avec la mort du général russe Valeri Assapov, dans les environs de Deir Ezzor, officiellement victime des bombardements du groupe EI... Raison pour laquelle Sergueï Lavrov estime que «les activités des forces (placées) sous direction américaine posent de nombreuses questions», dans un entretien au quotidien saoudien Asharq al-Awsat. «Dans certains cas, ces forces ont indirectement encouragé d'autres terroristes à attaquer des positions stratégiques légitimement reprises par Damas, ou bien elles se sont délibérément engagées dans des provocations sanglantes contre nos forces», a tenu à asséner M.Lavrov. On devine, sans peine aucune, de quelles forces il s'agit, alors que la province de Deir Ezzor a fait l'objet d'un accord russo-américain sur des «lignes de déconfliction» pour éviter des accrochages incontrôlables. Or les Etats-Unis ont tôt fait d'accuser à leur tour la Russie de bombarder leurs alliés, justifiant en quelque sorte l'injustifiable en raison de leurs ambitions géopolitiques en Syrie. Mais pour Damas, l'évidence a fini par s'imposer quant à la légitimité de son combat contre toutes les formes de terrorisme qui ont oeuvré à la destruction de la Syrie.

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