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POUR EUX L'ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN EST VALIDE

Les Européens s'opposent à Trump

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Macron et Rohani ont la ferme volonté de combattre le terrorisme et de pousser leur coopération à un niveau supérieurMacron et Rohani ont la ferme volonté de combattre le terrorisme et de pousser leur coopération à un niveau supérieur

Dans la foulée, le président français Emmanuel Macron a téléphoné à son homologue iranien, le président Rohani, pour conforter la validité de cet accord et convenir d'une visite officielle à Téhéran, la première d'un chef de l'Etat ou du gouvernement français depuis 1976!

Pour Barack Obama, la conclusion de l'accord nucléaire avec l'Iran, un 14 juillet 2015 à Vienne, était à la fois une assurance et un pari. L'assurance de geler le programme nucléaire iranien pendant au moins 10 ans. Le pari que le retour de Téhéran au sein du concert des nations l'obligerait, peu à peu, à modifier son comportement et à privilégier une logique de coopération au Moyen-Orient. La décision du président américain Donald Trump de refuser la certification de l'accord sur le nucléaire iranien ne constitue nullement une surprise. Tout au plus, elle contrevient à l'engagement martelé, durant toute la campagne du candidat républicain contre l'establishment de «déchirer» cet accord au motif qu'il serait le pire de tous ceux conclus par les Etats-Unis depuis des décennies. C'était déjà faire fi des rôles joués à l'époque par des alliés inconditionnels de Washington, comme la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France dont les exigences furent davantage contraignantes pour les négociateurs de Téhéran. A l'époque, le locataire de la Maison-Blanche, Barack Obama, avait un double objectif dont la diplomatie américaine avait forcément pris toute la mesure. Il s'agissait de parvenir concomitamment à obtenir le gel du programme nucléaire iranien pendant 10 ans et moduler les ambitions dominatrices du chef de file du chiisme au Moyen-Orient grâce à l'entrain diplomatique.
La chose était en bonne voie jusqu'à ce mois fatal de novembre 2016. Contre toute attente, la candidate démocrate que tout le monde donnait, par avance, successeur de Barack Obama se faisait coiffer au poteau par un candidat atypique, peu au fait des usages politico-diplomatiques et surtout enclin à des retournements de veste que ses commentaires à l'emporte-pièce sur Twitter ont fini par caricaturer.
Donc, Trump n'a pas déchiré l'accord même s'il compte sur le Congrès pour le faire, se contentant de le critiquer avec la même véhémence que par le passé. Ce faisant, il marque un recul tactique sous la pression manifeste de son entourage non familial qui mesure, très clairement, l'impact négatif d'une sortie unilatérale des Etats-Unis. Car de côté familial, on imagine sans peine la pression que Trump a sans aucun doute vécu aussi bien de la part du gendre que du fils et plus encore de la fille, tous convertis au sionisme pur et dur. L'administration Trump, souvent montée au créneau pour tempérer les ardeurs du bouillant milliardaire, appréhende sans peine les conséquences de cette décision du 45e président des Etats Unis qui porte atteinte à la crédibilité de Washington sur la scène internationale. Comme l'en avait averti le président iranien Rohani, Trump a fait en sorte que plus personne ne croira dans les engagements d'une puissance qui a l'habitude de tourner le dos aussi facilement aux documents qu'elle a paraphés.
Ses nombreuses diatribes contre l'Iran qu'il s'efforce de diaboliser à l'extrême en chaque occasion, ne peuvent obtenir qu'un effet contraire, au vu de cette volte-face qui affecte non seulement Barack Obama, qui avait fait de la signature de cet accord son objectif diplomatique majeur mais aussi les pays occidentaux qui ont oeuvré à sa conclusion. C'est pour cela que la Grande-Bretagne, l'Allemagne et la France ont promptement réagi à la décision de Donald Trump, lui contestant toute autorité pour compromettre ledit accord auquel ont également contribué la Russie, en tant que super puissance proche de l'Iran et l'ONU, en sa qualité d'organisation de la communauté internationale. Et dans la foulée, le président français Emmanuel Macron a téléphoné à son homologue iranien, le président Rohani, pour conforter la validité de cet accord et convenir d'une visite officielle à Téhéran, la première d'un chef de l'Etat ou du gouvernement français depuis 1976! Preuve que les pays européens, pleinement engagés dans la coopération économique relancée avec l'Iran, ne sont pas près de souscrire à la surenchère du président américain. qui n'a pas cessé de multiplier les menaces et les déclarations bellicistes contre l'Iran.

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