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LE DRAME DES MIGRANTS VERS L'EUROPE PERDURE

L'hécatombe continue en Méditerranée...

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L'exode vers l'Eldorado européen matérialisé par la droite xénophobe.

L'hécatombe continue! Elle est triste et désarmante dans le sens où il est difficile, peut-être même impossible, si l'on ne s'attaque pas au désarroi à la racine même pour s'en préserver...Il ne se passe pas en effet un seul jour où des dizaines, voire des centaines, de migrants ne meurent dans leur tentative désespérée de rejoindre l'Europe dans des embarcations de fortune au péril de leurs vies. Près de 150.000 migrants sont arrivés en Europe par la Méditerranée entre janvier et octobre cette année et au moins 2826 autres sont morts ou ont disparu en mer, selon un dernier bilan de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). La dernière tentative malheureuse signalée datée de vendredi, journée au cours de laquelle les corps de 23 migrants ont été repêchés lors d'une opération de sauvetage en Méditerranée, a indiqué l'opération navale européenne dans les eaux baignant le golfe de Syrte en Libye. Eunavformed, (European Union Naval Force Mediterranean ou «Opération Sophia», qui est une décidée le qui lutte contre le trafic de migrants en Méditerranée et dont l'état-major est implanté à, a énuméré dans un rapport des centaines de personnes mortes, secourues ou dont les corps ont été récupérés lors de différentes opérations. Selon les gardes-côtes italiens, qui coordonnent les opérations de sauvetage dans une grande partie de la Méditerranée, 700 personnes environ ont été secourues vendredi dernier au cours de six opérations distinctes. En attendant les futurs tristes bilans, car si rien n'est fait, il y aura encore d'autres, tout aussi dramatiques. Il faut se poser la question sur les moyens à déployer pour bloquer, ou tout au moins ralentir, cet exode d'individus du sud de la Méditerranée vers l'eldorado des pays du Nord. Les pays nantis. Ceux-là même qui ont «sucé» ces pays pauvres du continent africain dont ils ont bu le calice jusqu'à la lie pour laisser aujourd'hui des pans entiers du continent dans une misère que ne semble supporter qu'un espoir terni. Ce dernier est, hélas, sali par l'avidité de nombre de dirigeants dont la probité fort douteuse a raclé les caisses des Etats en en usant comme des biens personnels. Jusqu'à quand nos enfants se tourneront vers ces pays d'Europe que font miroite les médias occidentaux friands de rapports et scènes de la société de consommation à laquelle aspirent aveuglément nos jeunes et moins jeunes. Les parents de ces infortunés morts dans l'aventure, ne regrettent en rien l'odyssée de leurs enfants qui ont choisi, disent-ils, dans leur majorité, de «mieux vivre» à l'abri des privations et des brimades quotidiennes qu'ils subissent sans discontinuer chez-eux où la vie n'appartient qu'aux nantis et aux «bien placés». Pour les études aussi, comme vient d'en témoigner la «hideuse» file de candidats devant l'Institut technique français d'Alger pour passer le test de maîtrise de la langue française pour s'inscrire dans une université de France. Les parents n'ont aucun remords ni regret et n'ont à aucun moment condamné la décision de leurs enfants de franchir le pas vers l'aventure. Souvent, ces mêmes parents vont même jusqu'à justifier leur choix, révoltés par les difficiles conditions de vie auxquels ils sont confrontés, sans travail ni perspectives d'avenir que continuent à ruminer les «Hittistes» de tous pays. Le grand flux de ces migrants s'est déplacé vers la Tunisie depuis la fermeture de la «route migratoire» de la Libye après la signature d'un accord entre l'Italie et le gouvernement d'union nationale basé à Tripoli. En vertu de cet accord, l'Italie a dépêché des navires de guerre à Tripoli pour surveiller la côte et a conclu des accords avec les milices et groupes armés libyens agissant dans le trafic des migrants. Ils ont ainsi réussi à limiter le nombre des migrants au départ du littoral libyen en diminution de 4 000 au mois de septembre dernier selon le ministre italien des Affaires étrangères, Angelino Alfano. Mettre fin à ce phénomène ne requiert pas d'approche sécuritaire car quoi qu'on fasse, on ne peut rendre les frontières hermétiques ni empêcher les candidats de l´´immigration d'emprunter une embarcation de fortune et traverser la Méditerranée. Il s'agit d'une question de mentalité et de sensibilisation qui échoit à l'Etat et aux organisations de la société civile qui doivent s'investir à l'adresse des citoyens sur les risques encourus. L'Allemagne a décidé d'accueillir un million de réfugiés en dépit de la grande opposition de ses concitoyens. Ailleurs en Europe, la question de l'immigration est devenue un thème central des élections et les partis d'extrême droite jouent sur la peur des électeurs en adoptant un discours xénophobe, de rejet de l'autre, accusé d'être à l'origine de tous les maux notamment l'insécurité et le chômage, découlant pourtant, de la conjoncture économique mondiale difficile.
Il aura fallu la mort du petit Syrien, Aylan sur les rives de la Turquie lors de la tentative de traverser la mer Égée vers l'Europe, qui a ému le monde entier pour que des pays occidentaux prennent conscience du drame de l'immigration clandestine et de la nécessité d'aider les réfugiés.

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