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SELON LE MINISTRE AMÉRICAIN DE LA DÉFENSE

Syrie, le départ de la coalition lié au processus de Genève

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Syrie, le départ de la coalition lié au processus de Genève

La coalition anti-jihadiste menée par les Etats-Unis ne quittera pas la Syrie et l'Irak tant que les pourparlers sous l'égide de l'ONU à Genève n'auront pas progressé, a prévenu lundi soir le ministre américain de la Défense, Jim Mattis.

«Nous n'allons pas partir tout de suite», a déclaré M. Mattis à un groupe de journalistes. Les forces de la coalition attendront que «le processus de Genève ait progressé». «Il faut bien faire quelque chose maintenant à propos de ce bazar, et pas seulement s'occuper de l'aspect militaire et dire bonne chance pour le reste», a ajouté le ministre au cours d'un point de presse impromptu au Pentagone.
M. Mattis, qui est un ancien général des Marines, a rappelé que l'objectif de la coalition internationale en Syrie et en Irak avait toujours été de combattre le groupe Etat islamique (EI) et de trouver une issue diplomatique à la guerre civile en Syrie.
«Nous allons nous assurer que nous créons bien les conditions d'une solution diplomatique», a-t-il ajouté. La guerre contre l'EI sera gagnée «quand les locaux pourront s'en charger eux-mêmes». Dans un communiqué conjoint publié samedi, le président américain Donald Trump et son homologue russe Vladimir Poutine ont convenu qu'il n'y a «pas de solution militaire» possible à la guerre en Syrie. «Les présidents ont confirmé leur engagement envers la souveraineté de la Syrie, son indépendance, son unité, son intégrité territoriale et sa nature séculaire» et ont appelé toutes les parties à participer aux discussions menées par l'ONU à Genève, indique le document commun.
Un nouveau cycle de pourparlers sur la Syrie se tiendra à partir du 28 novembre à Genève sous l'égide de l'ONU, a annoncé jeudi l'émissaire des Nations unies pour la Syrie, Staffan de Mistura. Ce dernier a déjà organisé sept sessions de discussions entre le régime syrien et l'opposition, sans parvenir à surmonter le principal obstacle, qui concerne le sort du président Bachar al-Assad. Le texte commun russo-américain mentionne l'appui des deux présidents à une «déclaration de principe» conclue le 8 novembre à Amman entre la Jordanie, la Russie et les Etats-Unis qui fait d'une région au sud-ouest de la Syrie, à la frontière avec la Jordanie, une «zone de désescalade» où l'armée russe et les forces de la coalition s'engagent à éviter tout combat. Une trêve dans cette zone est observée depuis juillet, et selon un haut responsable du département d'Etat, le document approuvé à Amman et approuvé par les présidents Trump et Poutine prévoit «l'engagement des parties à éliminer la présence de troupes étrangères» de cette zone. «Cela inclut les forces iraniennes et les groupes armés soutenus par l'Iran comme le Hezbollah», a précisé samedi ce haut responsable sous le couvert de l'anonymat. «Les Russes sont d'accord pour travailler avec le régime syrien pour obtenir le retrait des forces soutenues par l'Iran jusqu'à une certaine distance des territoires tenus par l'opposition ainsi que des limites du Golan côté jordanien», a-t-il ajouté. Interrogé sur la présence de forces iraniennes dans cette zone, M. Mattis a refusé de s'exprimer.

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