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CRISE ANGLOPHONE AU CAMEROUN

Le Commonwealth souhaite un "dialogue plus intense"

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La secrétaire générale du Commonwealth, Patricia Scotland, a souhaité un «dialogue plus intense» pour résoudre la crise dans l'ouest anglophone du Cameroun, a l'issue d'une visite de quatre jours dans ce pays. «C'est aux Camerounais de décider de la forme et du contenu du dialogue» nécessaire à la résolution de la crise séparatiste qui agite ces deux régions anglophones du Cameroun depuis novembre 2016, a déclaré à la presse vendredi soir Mme Scotland, peu avant son départ. Elle a souhaité voir les Camerounais entretenir un «dialogue plus intense», alors que le pays connaît une grave crise socio-politique dans ses régions de l'Ouest anglophones. Pendant son séjour, elle a rencontré le président Paul Biya, des responsables du parti au pouvoir, ainsi que «huit partis d'opposition et plus de 30 représentants de la société civile, pour discuter de l'avenir du Cameroun». «Tous ceux qui ont pris part aux discussions l'ont fait dans un esprit de coopération et d'inclusion, alors que nous travaillions à un dialogue constructif qui permettra au Cameroun d'avancer en tant que nation pacifique et unifiée qu'il a toujours été», a commenté Mme Scotland, selon le site internet du Commonwealth. Elle s'est par ailleurs rendue vendredi en zone anglophone, dans la ville de Buea, chef-lieu de la région du Sud-ouest, et capitale historique de la partie anglophone. La sécurité s'est considérablement dégradée depuis deux mois dans ces régions, où au moins 16 membres des forces de sécurité ont été tués depuis novembre dans des attaques menées par des groupes armés. A Buea, Mme Scotland a discuté avec des autorités et personnalités locales. Les représentants des chefferies traditionnelles, les leaders religieux et de la société civile qu'elle a rencontrés, ont dit qu'ils souhaitent également une sortie de crise par le moyen du dialogue, a-t-elle expliqué. Depuis novembre 2016, la minorité anglophone du Cameroun - environ 20% des 23 millions d'habitants - proteste contre sa marginalisation, certains exigeant le fédéralisme, d'autres la sécession. Le gouvernement rejette ces deux options.

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