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EN CATALOGNE, LES INDÉPENDANTISTES SONT ENCORE SORTIS VAINQUEURS DES URNES

"En un combat douteux"...

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Inès Arrimadas et Ciudadanos ont créé la surpriseInès Arrimadas et Ciudadanos ont créé la surprise

Le grand perdant du scrutin, indubitablement, est le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui essuie un cinglant revers alors qu'il nourrissait l'espoir évident, avec cette élection précipitée, de battre les indépendantistes à leur propre jeu...

Les indépendantistes catalans ont pleinement savouré leur revanche, deux mois après le bras de fer qui les a opposés au gouvernement Rajoy à la suite de la déclaration d'indépendance de Carles Puigdemont, l'ancien président du gouvernement régional. A l'issue du scrutin guetté par toute l'Espagne et aussi par une Europe attentive à l'évolution de la situation, le bloc séparatiste a gagné 70 sièges sur 135 au Parlement (soit deux de moins que lors des dernières élections), si on intègre les trois partis se réclamant de la même ligne. On se souvient de la crise profonde qui a affecté la région et poussé le gouvernement central à recourir au dispositif constitutionnel mettant fin à ce qui s'apparentait, selon Madrid, à une véritable sédition. Depuis lors, certains dirigeants du mouvement indépendantiste sont en prison tandis que l'ancien président de la région Carles Puijdemont est réfugié en Belgique, avec la menace pendante d'une incarcération immédiate s'il remet les pieds en terre espagnole. La victoire du bloc totalise 48% des suffrages exprimés, ce qui reste malgré tout en-deçà des 50% nécessaires à une majorité absolue, mais la satisfaction peut être de mise car il n'avait pas non plus atteint ce chiffre lors des dernières élections en 2015.
Cependant, les trois formations concernées se gardent bien de pavoiser car si elles ont raflé la majorité des sièges à la Generalitat (Parlement régional), la première place en nombre de voix revient à un autre parti, celui des unionistes de Ciudadanos conduit par Inès Arrimadas bénéficiaire de 37 sièges. Le grand perdant du scrutin, indubitablement, est le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, qui essuie un cinglant revers alors qu'il nourrissait l'espoir évident, avec cette élection précipitée, de battre les indépendantistes à leur propre jeu grâce à une prise de conscience des électeurs et électrices du danger socio-économique engendré par les velléités séparatistes. En effet, ce sont plusieurs centaines de grandes entreprises et banques qui ont délocalisé leur siège au cours des derniers mois, aggravant l'impact économique initial de la crise catalane qui a mis en émoi Espagnols et Européens confondus. Mariano Rajoy se retrouve désormais le dos au mur et il n'a pas d'autre choix que de négocier pied à pied avec la nouvelle majorité, sans doute aussi radicale que la précédente, le futur d'une région en ébullition depuis la mise en oeuvre de l'article 155 qui la place sous tutelle de Madrid et a jeté en prison ou en exil ses principaux dirigeants. C'est bien le cri du coeur lâché par Carles Puijdemont à Bruxelles où il se trouve exilé: «L'Etat espagnol a été vaincu» a-t-il clamé tout en sachant, par ailleurs, que la victoire ne siginfie pas dans l'immédiat un changement de statu quo. Et sa proposition de rencontre et de dialogue à l'adresse de Mariano Rajoy a été balayée sine die par celui-ci, qui ne veut en aucun cas du retour de l'ancien président de région. Auquel cas les dirigeants des trois partis qui composent le bloc indépendantiste vont devoir bon gré mal gré choisir un nouveau président et là, c'est une autre paire de manches tant les rapports sont tendus entre eux et leur base militante. La rivalité qui existe entre Carles Puijdemont (Junts per Catalunya - JxCat, 34 élus) et Oriol Junqueras (Rec, 32 élus), a forcément eu son impact sur leur entourage et on voit mal comment les nouveaux leaders indépendantistes parviendraient à transcender leurs différends. Quant au troisième parti anticapitaliste (CUP, quatre élus), il ne voudra en aucun cas se contenter des seconds rôles, compliquant encore la tâche de ses rivaux. Verra-t-on alors la situation engendrée par les élections précédentes, fin septembre 2015, qui n'ont débouché sur un gouvernement régional qu'en...janvier 2016, grâce au soutien parlementaire de la CUP qui a permis d'obtenir une majorité relative et d'évincer le président sortant, Artur Mas? Tout indique qu'on s'achemine vers un bis repetita puisque le rapport de forces est exactement identique. Or, une investiture du nouveau président du gouvernement régional qui résulterait d'un processus interminable et chaotique peut déclencher le risque de nouvelles élections à partir desquelles Mariano Rajoy aura beau jeu de valider sa position sur les conséquences néfastes de la situation tant pour l'Espagne que pour la Catalogne elle-même. La débâcle de son parti populaire (PP) revêt pour l'instant un goût d'échec dont l'amertume est grande car il espérait réellement affaiblir les indépendantistes à la faveur de ces élections. Mais la campagne qu'il a menée a été de l'avis de la majorité des observateurs fade et improductive au point qu'il a subi ce que les médias madrilènes ont qualifié eux-mêmes de «catastrophe». Reste qu'elle aura servi à une mise en garde selon laquelle le futur gouvernement catalan devra «respecter la Constitution», ce qui laisse la porte ouverte aux mêmes ripostes telles que le recours à l'article 155. Auquel cas, la Catalogne a encore bien du chemin à parcourir avant de trouver une certaine sérénité.

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