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LE CHEF D'ÉTAT-MAJOR RUSSE DÉNONCE UN REDÉPLOIEMENT DE DAESH EN LIBYE

Gerasimov persiste et signe

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Le chef d'état-major des forces armées russes, le général Valery GerasimovLe chef d'état-major des forces armées russes, le général Valery Gerasimov

Il est vrai qu'un nombre inquiétant de ressortissants égyptiens et tunisiens embrigadés par Daesh ont quitté l'Irak et la Syrie au cours de l'année écoulée et que la majorité d'entre eux s'est installée du côté de Derna ainsi que dans certaines bourgades du sud du pays...

La déclaration est suffisamment éloquente par elle-même pour qu'il soit nécessaire d'en souligner l'extrême importance. Le chef d'état-major des forces armées russes, le général Valery Gerasimov, a accordé un entretien mercredi dernier au média russe Komsomolskaïa Pravda dans lequel il avertit qu'un nombre conséquent d'éléments de l'organisation terroriste autoproclamée Daesh, opérant auparavant en Syrie et en Irak, se sont redéployés dans certains pays comme la Libye. Partant de ce constat, le général Valery Gerasimov, qui est aussi le vice-ministre de la Défense, a argumenté que la menace doit être prise au sérieux avant de souligner en conséquence que le terrorisme en Libye ne pourra être éradiqué si le pays ne parvient pas à émerger de la crise politique actuelle. Depuis que Moscou a réservé un accueil particulièrement chaleureux au maréchal Khalifa Haftar dont l'ambition est clairement affichée, on sait que la Russie ne dédaignerait pas reprendre pied de manière résolue en Libye. Haftar a été reçu à plusieurs reprises par le président Vladimir Poutine, le ministre de la Défense Serguei Choïgou et le ministre de la Défense Gerasimov avant que le Premier ministre Fayez al Serraj ne se rende à son tour en Russie. Tout en apportant son appui au GNA dans le cadre de la médiation onusienne, la Russie maintient un lien particulier avec les dirigeants de l'Est libyen, soutenus par l'Egypte.
Le fait que le chef d'état-major russe sorte de sa traditionnelle réserve pour mettre en garde contre la stratégie de repli que Daesh a adoptée en envoyant ses dernières forces en Libye est édifiant à plus d'un titre, la Russie étant vigilante quant à la métamorphose soudaine de la Libye en nouveau sanctuaire de l'Etat islamique. Il est vrai qu'un nombre inquiétant de ressortissants égyptiens et tunisiens embrigadés par Daesh ont quitté l'Irak et la Syrie au cours de l'année écoulée et que la majorité d'entre eux s'est installée du côté de Derna ainsi que dans certaines bourgades du sud du pays, contrôlées part des milices extrémistes en guerre contre celles de Misrata et surtout contre les forces militaires regroupées autour du maréchal Haftar. Toujours de source russe, les nouveaux transfuges auraient bénéficié d'un réseau internationale alimenté financièrement et techniquement par le Qatar, la Turquie et le Soudan. En réitérant, toujours dans le cadre de cet entretien, ses accusations contre les Etats-Unis et la coalition internationale qui bombarde la Syrie, le général Gerasimov a franchi cette fois un nouveau palier. «Selon le renseignement spatial et d'autres types de sources, il existe des unités militantes (à l'intérieur d'une base américaine d'Al-Tanf, proche de la frontière avec la Jordanie). En fait, ils s'entraînent là-bas», a-t-il affirmé dans l'entretien publié par le tabloïd Komsomolskaïa Pravda. «Ces combattants sont de facto membres de Daesh. Mais, après leur entraînement, ils changent de couleur et sont rebaptisés nouvelle armée syrienne'' ou autre», a révélé le général Gerasimov qui chiffre à «750 le nombre de combattants dissimulés sur la base de Shaddadi (dans une zone contrôlée par les Kurdes) et 350 sur la base d'Al-Tanf». Comme aussi il a indiqué que les entraînements sont opérés dans des bases américaines situées en Syrie, en Jordanie et en Irak. On peut dire qu'il s'agit là des accusations les plus étayées et les plus précises contre le double jeu de Washington dans la région, les précédentes étant restées beaucoup plus évasives tout en pointant la mainmise américaine sur les éléments de Daesh, à commencer par les plus hauts responsables de l'organisation terroriste. On se souvient en effet que le 17 août dernier, la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères avait déjà accusé «les pays occidentaux et des puissances régionales de fournir des substances toxiques interdites aux militants terroristes et extrémistes en Syrie», de manière à pouvoir accuser le régime syrien dans des attaques à l'arme chimique. Elle avait d'ailleurs été relayée peu après par le ministre des AE Lavrov et celui de la Défense Sergueï Choïgou qui ont ressassé les mêmes accusations, au moment où les Forces démocratiques syriennes, (FDS), des Kurdes syriens proches du PKK turc, entraînées et armées par les Etats-Unis dans la région de Raqqa, avaient entamé sur ordre une descente du nord de la Syrie vers Deir Ezzor pour empêcher l'armée arabe syrienne de s'en emparer totalement, avec l'appui de l'aviation russe. Choïgou avait alors averti la coalition internationale que les provocations des FDS contre les soldats et officiers russes ne resteraient pas impunies.
L'avertissement du général Gerasimov n'est pas lui non plus une surprise. On savait depuis plusieurs mois que Daesh cherche une base de repli après sa déconfiture en Syrie et en Irak et si d'aucuns ont cru qu'il la trouverait dans le Sinaï égyptien où il dispose de relais logistiques multiples et opérationnels, il n'en demeure pas moins que la Libye constitue son terrain de prédilection dans la mesure où son ambition, depuis plusieurs années déjà, consiste à tenter un redéploiement dans un pays instable, divisé et où les forces armées sont disparates. Voilà pourquoi l'urgence d'une solution politique en terre libyenne devient absolue.

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