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POUR POUSSER PARIS À NÉGOCIER

Les nationalistes corses tentent de mobiliser

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Avant la visite, lundi, du président Macron dans l'île corse les nationalistes ont fait une démonstration de force avant des négociations avec ParisAvant la visite, lundi, du président Macron dans l'île corse les nationalistes ont fait une démonstration de force avant des négociations avec Paris

Les dirigeants nationalistes corses tentaient hier une démonstration de force lors d'une manifestation organisée à Ajaccio, afin de pousser le président Emmanuel Macron à «ouvrir le dialogue» sur leurs revendications autonomistes, trois jours avant sa visite dans l'île.

Derrière le slogan «Demucrazia è rispettu pè u populu Corsu» («Démocratie et respect pour le peuple corse»), ce rassemblement, soutenu par un collectif réunissant syndicats, associations et les différents mouvements nationalistes, vise «à convaincre le président, à travers une mobilisation populaire et pacifique, d'ouvrir un dialogue», a indiqué, cité par l'AFP, le président autonomiste du conseil exécutif Gilles Simeoni. Alors que la manifestation démarrait dans l'après-midi d'hier à Ajaccio, «capitale» de l'île, Gilles Simeoni a souligné «l'importance qu'elle soit une réussite et qu'elle se passe bien, d'éviter tout débordement qui pourrait donner des prétextes à celles et ceux qui ne veulent pas d'une logique de déblocage».
Si les organisateurs espéraient avoir 10 000 personnes, le temps maussade en Corse les pousse à revoir leur attente à la baisse: «on espère 8 000 personnes parce qu'avec la météo, certains transports en commun ont été annulés», a précisé Vincent Grisoni, l'un des responsables de l'organisation de la manifestation.
Les nationalistes veulent confirmer leur large victoire aux élections locales de décembre, qui leur a permis de prendre le contrôle de la nouvelle entité régionale corse, née le 1er janvier dernier, une instance inédite en France qui fusionne l'ancienne région et les deux départements de l'île de 330 000 habitants.
Le risque politique est cependant de passer à côté de ce moment «où les conditions n'ont jamais été aussi favorables d'un règlement par le haut» de la question corse, insiste M. Simeoni. Pour l'autonomiste, ce rassemblement est une réponse aux «fins de non-recevoir sur la quasi-totalité des dossiers» - co-officialité de la langue corse, rapprochement et amnistie des prisonniers, statut de résident, inscription de la Corse dans la Constitution - qu'il a présentés la semaine dernière à Paris au Premier ministre Edouard Philippe, avec son allié indépendantiste Jean-Guy Talamoni. Matignon avait semblé surpris par la déception des élus nationalistes, évoquant un «dialogue constructif». «A l'issue de cet échange, chacun a d'ailleurs convenu que nous entrions dans une nouvelle phase politique», avait-on fait valoir dans l'entourage de M. Philippe.
A l'Elysée, l'heure est à l'attente et à l'observation. La visite présidentielle est prévue vingt ans, jour pour jour, après la mort du préfet Claude Erignac, assassiné par balles le 6 février 1998 en plein centre d'Ajaccio par un militant indépendantiste. Compliquant un peu plus la position de Gilles Simeoni, la manifestation devrait compter dans ses rangs Charles Pieri, ex-chef du Front de libération nationale corse (Flnc), mouvement radical indépendantiste auteur de nombreux attentats en Corse mais qui a déposé les armes en 2014. La présence annoncée de Charles Pieri pourrait être un repoussoir pour certains qui entendent se désolidariser de la période de violences indépendantistes qui a meurtri l'histoire de la Corse, en particulier l'assassinat du préfet Erignac. Peu après cette attaque, 40 000 Corses étaient ainsi descendus dans la rue «contre la violence». Charles Pieri a annoncé jeudi au quotidien Corse-matin «reprendre une place de responsable dans l'exécutif» de Corsica Libera, le parti indépendantiste de M. Talamoni.
La présence de M. Pieri «n'est pas neutre, cela suscite de l'émotion et pose des questions», note-t-on dans les couloirs de la Collectivité de Corse, autorité régionale de l'île. L'ex-dirigeant du Flnc pourrait être vu comme une «ombre tutélaire» au-dessus des têtes de MM. Talamoni et Simeoni et «être utilisé par Paris pour mettre à distance un certain nombre des revendications nationalistes», résume M. Crettiez. Une idée rejetée par Gilles Simeoni: «il n'y a aucune ombre tutélaire au-dessus de ma tête», a-t-il assuré.

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